
Avec dix essais inscrits lors des deux premiers matchs du Championnat des Nations, le XV de France affiche un visage particulièrement séduisant sur le plan offensif.
Pourtant, Patrick Arlettaz refuse de se satisfaire de ce bilan. Pour l’entraîneur de l’attaque, les Bleus possèdent encore une importante marge de progression avant d’affronter le Japon samedi.
« On peut marquer plus que ça »
Face à la Nouvelle-Zélande puis à l’Australie, les Français ont démontré leur capacité à se créer de nombreuses occasions malgré l’absence de plusieurs cadres offensifs.
Patrick Arlettaz tire un premier bilan positif, tout en restant très exigeant :
« Plutôt satisfait. Mais on peut toujours faire mieux. Il y avait plusieurs objectifs sur le plan offensif. On a quelques premiums avec nous, mais pas tous, et on voulait voir si on gardait l’efficacité du Tournoi. Et on est arrivé à être compétitifs à l’autre bout du monde, face aux Blacks, face aux Australiens. C’est un contrat à peu près rempli. On arrive à marquer, on se crée beaucoup d’occasions. Mais on peut marquer plus que ça. »
Pour le technicien tricolore, le véritable point d’amélioration concerne l’efficacité dans les derniers mètres.
Il explique ce qui manque encore aux Bleus :
« Chez les Blacks, on meurt trois fois près de leur ligne. On a des positions favorables beaucoup plus nombreuses que ce qu’on a marqué d’essais. Ça a été un peu pareil contre l’Australie, surtout en début de match, dans des positions très favorables, avec beaucoup d’avancées, où on perd des ballons dans les couloirs et où on se retrouve en difficulté après.
C’est là-dessus que je dis qu’on peut mieux faire. Quand on ne se crée pas d’occasions, il faut se triturer l’esprit. Mais quand on a autant d’occasions, on se dit qu’on peut en marquer plus. Parce qu’on n’est jamais satisfait si on ne met pas 100 %. »
Jalibert, Ntamack et Brau-Boirie séduisent le staff
Patrick Arlettaz s’est également montré très satisfait des nouvelles associations mises en place durant cette tournée.
À propos du duo Romain Ntamack – Matthieu Jalibert, il se montre particulièrement enthousiaste :
« Je les ai trouvés plutôt très bien, et peut mieux faire. Donc ça nous ouvre des perspectives intéressantes. Il y a une bonne connexion entre eux. Je sais que certains pouvaient douter. Moi, je ne doutais pas du tout.
Ce sont deux garçons intelligents qui parlent le même rugby et qui trouvent un intérêt à jouer ensemble. Je ne voyais pas pourquoi ça ne se passerait pas bien. »
Le coach de l’attaque a également apprécié les débuts de la paire de centres composée de Yoram Moefana et Nicolas Brau-Boirie.
Il estime que cette complémentarité était logique :
« Je ne suis pas étonné, parce que je l’espérais, bien sûr. Ce sont deux très bons joueurs. Ils ont un peu le même regard. Et même si ce sont des postes différents, ils se baladent tellement sur le terrain qu’ils ont toujours des situations à vivre à des postes différents. Mais ce sont deux très bons joueurs. Et on n’est jamais trop surpris quand deux très bons joueurs s’entendent. »
Enfin, Patrick Arlettaz voit d’un très bon œil la concurrence qui règne actuellement dans les lignes arrière du XV de France.
Pour lui, cette richesse est avant tout une chance :
« Ça, ce n’est pas une angoisse. Il y a des choix à faire. Ça fait partie de notre boulot. L’angoisse, c’est quand il n’y a plus personne. Ce n’est pas quand il y a tout le monde. Mais c’est plaisant de voir leur envie de s’intégrer à ce projet. Ils s’acclimatent très vite. Ils sont tous un peu bluffants là-dessus. »







