
Le plus dur n’est peut-être pas encore passé pour le Nissa Rugby. Si le club azuréen a décroché sa promotion sur le terrain, il doit désormais convaincre les instances financières qu’il possède les moyens de disputer une saison complète en Pro D2.
Les prochaines semaines seront décisives. Entre garanties bancaires, infrastructures inachevées et équilibre budgétaire, l’avenir du rugby professionnel à Nice reste suspendu à plusieurs décisions majeures.
Une garantie bancaire de 4,6 millions d’euros attendue
Le principal obstacle concerne le contrôle financier mené par l’Autorité de Régulation du Rugby (A2R) et la Commission de Contrôle des Championnats Professionnels (CCCP).
Les deux instances demandent au Nissa Rugby de présenter une garantie bancaire de 4,6 millions d’euros. Cette caution doit permettre de démontrer que le budget présenté est suffisamment solide pour assurer le fonctionnement du club tout au long de la saison, sans risque de défaut de paiement.
Tant que cette exigence ne sera pas satisfaite, le feu vert définitif pour évoluer en Pro D2 restera incertain.
Une tribune qui manque… et 1,5 million d’euros envolés
À cette contrainte financière s’ajoute un autre problème de taille.
La tribune VIP temporaire prévue au stade n’a finalement pas été construite. Or, cette infrastructure devait générer une part importante des recettes du club grâce aux hospitalités, aux espaces partenaires et à la billetterie premium.
Son absence représente un manque à gagner estimé à 1,5 million d’euros, un déficit qui fragilise encore davantage les prévisions budgétaires présentées aux autorités de contrôle.
La Ville de Nice continue d’afficher son soutien au projet sportif, mais elle a également rappelé que l’utilisation de fonds publics resterait strictement encadrée.
Des conséquences potentiellement lourdes
L’enjeu dépasse largement le simple aspect sportif.
La société qui porte l’équipe professionnelle emploie plus d’une centaine de personnes, entre joueurs, membres des staffs, personnel médical, administratif et commercial. Leur avenir dépend directement de la décision des instances.
Plusieurs scénarios restent possibles : un simple retrait de points, une rétrogradation administrative ou, dans le pire des cas, une disparition de la structure professionnelle si aucune solution financière n’est trouvée.
Si une sanction venait à être prononcée, le Nissa Rugby disposerait toutefois d’un dernier recours devant la Commission d’appel de la Fédération française de rugby. Ce délai supplémentaire pourrait permettre aux dirigeants, aux investisseurs et aux collectivités de réunir les garanties nécessaires pour préserver la place de Nice dans le rugby professionnel.







