
L’arbitrage français poursuit sa féminisation. Parmi les recrues intégrées cet été au secteur de l’arbitrage vidéo du Top 14 et de la Pro D2 figure Nathalie Millet, seulement la deuxième femme à intégrer le corps arbitral du haut niveau.
Une promotion qui récompense un parcours aussi atypique qu’impressionnant.
Une vocation née… au bord du terrain
Contrairement à beaucoup d’arbitres, Nathalie Millet n’a jamais pratiqué le rugby en compétition.
Dans Midi Olympique, elle explique avoir découvert cette passion autrement.
« Moi, je n’ai jamais arbitré dans le milieu professionnel. En revanche, ils ont décidé d’ouvrir à beaucoup de monde : nous sommes quand même onze nouveaux cette année. »
Originaire d’Aureil, près de Limoges, elle débute pourtant très jeune.
Elle raconte ses premiers pas dans l’arbitrage.
« Je suis tombée dedans assez jeune, comme beaucoup d’arbitres. À 13 ans, j’ai commencé à La Sauvetat-sur-Agout, tout petit village de l’Hérault. J’ai joué plus tard à Illkirch-Graffenstaden. À la fin de ma carrière, je suis devenue arbitre puis à la fin de celle-ci, assistante. »
Une carrière loin des terrains
En parallèle de l’arbitrage, Nathalie Millet mène une carrière professionnelle bien remplie.
Ingénieure et professeure en BTS, elle entretient aujourd’hui le lien entre l’école et les entreprises dans la région nantaise.
Sur les terrains, sa progression est régulière.
Après avoir arbitré jusqu’en Élite 1, elle est repérée par Annick Hayraud avant d’être recrutée par Romain Romagnat.
Son profil polyvalent fait rapidement la différence.
Une passion intacte
Après plusieurs années comme arbitre au plus haut niveau féminin, Nathalie Millet rejoint désormais le secteur de l’arbitrage vidéo.
Une évolution qu’elle accueille avec beaucoup d’enthousiasme.
Elle ne cache pas son bonheur de vivre cette nouvelle aventure.
« Je découvre ces stages, même si je suis formatrice en arbitrage. J’ai eu la chance d’être aidée pour le préparer par Hugo Dutreuilh et Aurélie Groizeleau, deux arbitres professionnels de secteur. Rester très attendue première désignation à la vidéo d’un match pro ! J’ai vraiment hâte, sans pouvoir cacher son excitation. Ça fait longtemps que j’étais dans ma zone de confort, là je retrouve le challenge, l’ego du compétiteur. Et je suis très heureuse de me retrouver dans cette émulation-là. »
Avec cette promotion, Nathalie Millet poursuit une ascension entamée il y a près de trente ans et devient l’un des nouveaux visages de l’arbitrage vidéo français.







