
Alors que l’Union Bordeaux-Bègles est sur le point de sécuriser Louis Bielle-Biarrey jusqu’en 2029, Laurent Marti n’en aura pas terminé avec les dossiers contractuels. Plusieurs joueurs majeurs vont progressivement arriver en fin de contrat, obligeant Bordeaux à anticiper dès maintenant ses futurs choix.
Les premières échéances importantes arriveront dès 2027 avec Marko Gazzotti et Pierre Bochaton, deux joueurs d’avenir que l’UBB entend conserver. Nicolas Depoortère sera ensuite concerné.
Jalibert, Penaud, Moefana et Woki à gérer
À plus long terme, Bordeaux devra surtout se pencher sur plusieurs cadres internationaux : Matthieu Jalibert, Damian Penaud, Yoram Moefana et Cameron Woki.
Des dossiers qui s’annoncent forcément coûteux dans un contexte où le Salary Cap limite les possibilités du club.
Yannick Bru estime justement que la solution passera par une meilleure formation afin de dégager les moyens nécessaires pour conserver les joueurs de classe mondiale.
Le manager bordelais résume la stratégie souhaitée.
« Pour conserver ces joueurs de classe mondiale et entrer dans la balance du salary cap, il faut que notre formation nous génère des talents avec un sentiment d’appartenance très fort et donc on est voué à conserver nos stars et former mieux nos meilleurs jeunes. C’est pourquoi on a remis à plat cette année le processus de formation du club dans sa totalité. »
L’UBB a ainsi changé les entraîneurs, préparateurs physiques et analyste vidéo de son équipe Espoirs, tout en créant un poste de manager du haut niveau jeunes, confié à Jean-Baptiste Dubié.
Pas de surenchère sans limite
Même le statut d’international ne devrait cependant pas permettre aux joueurs concernés de faire monter indéfiniment les enchères.
Le club veut conserver ses éléments majeurs, mais dans les limites imposées par son équilibre salarial.
Jefferson Poirot partage cette nécessité de construire un effectif homogène autour d’un noyau suffisamment fort présent toute l’année.
Le pilier international insiste sur cet équilibre indispensable.
« C’est important d’avoir un groupe homogène, avec un cœur de l’équipe fort, qui reste là toute l’année et qui permet après de mettre en lumière des Louis Bielle-Biarrey pour nous faire gagner des titres sur la fin de saison. On ne peut pas imaginer une équipe où il y aurait que des joueurs ‘récupérés’ à droite à gauche qui ne sont pas à un certain standing pour l’UBB et une grosse masse d’internationaux, ça ne peut pas marcher. Il y a un équilibre à trouver et c’est important de le trouver quand on voit les noms en fin de contrat chez nous. »
Après Bielle-Biarrey, le chantier contractuel de l’UBB ne fait donc que commencer, avec plusieurs internationaux majeurs qu’il faudra parvenir à conserver sans faire exploser l’équilibre financier du club.







