
Conserver Louis Bielle-Biarrey, Matthieu Jalibert, Damian Penaud et les autres internationaux a forcément un prix. Confrontée au Salary Cap, l’Union Bordeaux-Bègles arrive à un moment où elle ne pourra plus garder l’intégralité de son effectif.
Via RMC Sport, Yannick Bru assume : des choix vont devoir être effectués.
La prolongation attendue de Bielle-Biarrey jusqu’en 2029 illustre parfaitement le problème. Pour sécuriser ses joueurs de classe mondiale, Bordeaux doit trouver de nouvelles marges financières.
« Énormément de maux de tête »
Yannick Bru reconnaît que Laurent Marti se retrouve face à une équation particulièrement complexe.
« On y travaille avec Laurent Marti et je sais que ça lui donne énormément de maux de tête, l’équation est tellement difficile à résoudre qu’à l’UBB on doit conserver nos joueurs premiums majeurs qui ont une vraie valeur à l’international, mais pour pouvoir les conserver, on ne peut plus conserver des joueurs qui représentent un coût important pour le club et qui sont dans l’entre deux. »
Le choix stratégique est donc clair : priorité aux stars et aux jeunes joueurs formés ou développés par le club.
« Pour conserver ces joueurs de classe mondiale et entrer dans la balance du salary cap, il faut que notre formation nous génère des talents avec un sentiment d’appartenance très fort et donc on est voué à conserver nos stars et former mieux nos meilleurs jeunes. »
Cette problématique devrait devenir centrale dans les prochaines saisons. Plusieurs internationaux arrivent progressivement à des échéances contractuelles et l’UBB devra constamment arbitrer entre ambitions sportives et équilibre salarial.
Une situation qui explique pourquoi Bordeaux a également décidé de revoir profondément son processus de formation : pour continuer à conserver ses stars, l’UBB sait désormais qu’elle ne pourra plus se permettre un effectif coûteux à tous les étages.







