
C’est un élément particulièrement lourd du dossier : au moment de la mort de Federico Martin Aramburu, Loïk Le Priol et Romain Bouvier étaient sous contrôle judiciaire. Ils n’avaient le droit ni de se fréquenter ni de détenir une arme.
Les deux hommes se trouvaient pourtant ensemble et armés dans la nuit du 18 au 19 mars 2022 à Paris. C’est au cours de cette soirée que l’ancien international argentin a été mortellement atteint par plusieurs tirs, après une altercation survenue dans une brasserie de Saint-Germain-des-Prés.
Une précédente affaire d’une grande violence
Les restrictions imposées à Loïk Le Priol et Romain Bouvier trouvaient leur origine dans une autre affaire judiciaire. En 2015, les deux hommes appartenaient au GUD, le Groupe union défense, une organisation d’extrême droite dissoute en 2024.
Avec d’autres membres du groupuscule, ils avaient agressé un ancien dirigeant du mouvement. La victime avait été déshabillée, violemment frappée et filmée durant son passage à tabac.
Jugés plusieurs années après les faits, Loïk Le Priol et Romain Bouvier ont été reconnus coupables. Le premier a été condamné à deux ans de prison ferme et le second à trois ans ferme.
Une double interdiction qui n’a pas été respectée
Au moment des faits ayant coûté la vie à Federico Martin Aramburu, les deux hommes faisaient donc l’objet de mesures judiciaires particulièrement claires. Ils ne devaient pas entrer en contact et ne pouvaient pas porter d’arme.
Leur présence commune cette nuit-là, ainsi que l’utilisation de plusieurs armes à feu, devraient logiquement occuper une place importante dans les débats devant la cour d’assises de Paris.
Ce passé judiciaire ne permet pas, à lui seul, de préjuger de leur responsabilité dans les accusations actuellement examinées. Il apporte toutefois un éclairage majeur sur le contexte dans lequel les faits se sont déroulés et sur les interdictions auxquelles les deux accusés étaient soumis.







