
Sept mois après le départ de Grégory Patat, Laurent Travers n’a rien oublié de la période particulièrement agitée traversée par l’Aviron Bayonnais. Le directeur du rugby reconnaît des débuts difficiles, mais assure n’avoir jamais envisagé de renoncer à sa mission.
Demi-finaliste du Top 14 en 2025, le club basque a terminé la saison suivante à une décevante 12e place. Une chute brutale que Laurent Travers attribue notamment à un manque de concentration, d’application et de travail.
« Je n’oublierai pas ce qui s’est passé »
Arrivé dans un contexte devenu rapidement complexe, Laurent Travers regrette que la collaboration envisagée avec Grégory Patat n’ait pas pu fonctionner. Le dirigeant préfère désormais se concentrer sur la reconstruction du club.
Pour RMC Sport, il revient sur les événements qui ont marqué ses premiers mois à Bayonne :
« Je vais bien même si je n’oublierai pas ce qui s’est passé. Je sais pourquoi et comment je suis arrivé à Bayonne. Après les choses n’ont pas pu se mettre en place et j’en suis navré car je n’avais qu’une envie, que cela marche entre nous. Maintenant ce qui m’importe c’est le présent et de faire ce qu’il faut pour que l’avenir de l’Aviron soit radieux. »
La demi-finale atteinte en 2025 avait placé les attentes à un niveau très élevé. Pour Laurent Travers, cette performance constituait cependant un événement exceptionnel dans l’histoire récente de l’Aviron et ne pouvait pas être considérée comme une situation acquise.
Son constat sur les insuffisances de la saison dernière est particulièrement sévère :
« Quand on fait une demi-finale en 40 ans, c’est quelque chose d’exceptionnel voire de miraculeux qu’il est difficile de reproduire. Tout était aligné en 2025 à l’inverse de la saison dernière où l’on a manqué de concentration, d’application, de travail tout simplement. Et je pense que beaucoup n’en ont pas pris conscience. »
Une adaptation difficile au Pays basque
Laurent Travers ne cache pas avoir rencontré certaines difficultés pour trouver sa place dans un environnement au caractère très affirmé. Malgré ce contexte parfois hostile, sa passion pour le rugby et la confiance de ses dirigeants l’ont convaincu de poursuivre.
Le directeur du rugby reconnaît une intégration délicate :
« Bien sûr que ça a été difficile au début. Mais je connaissais ma mission en arrivant ici au Pays basque, et je fais ce qu’il faut pour répondre aux attentes de mes dirigeants. Je suis quelqu’un de passionné par tout ce qui touche au rugby. C’est ce qui a fait ma vie et qui continuera de faire ma vie. Et de pouvoir m’exprimer dans un club au caractère identitaire très marqué me laisse à penser que j’ai fait le bon choix. »
Même au plus fort des tensions avec Grégory Patat, l’ancien manager du Racing 92 n’a jamais songé à quitter son poste. Il estime toutefois que toutes les composantes du club n’ont pas suffisamment travaillé dans la même direction pour surmonter les difficultés.
Laurent Travers assure qu’il n’a jamais été question pour lui d’abandonner :
« Je n’ai jamais pensé à renoncer. Dès que j’entreprends quelque chose, j’essaye d’aller au bout de ma mission. Et si je n’y arrive pas, je serai le premier à le reconnaître. Ce qui est en revanche dommageable c’est que tout le monde n’est pas ramé dans le même sens pour que le bateau ciel et blanc puisse sortir de ces petites tempêtes que l’on a traversées. »







