
Titularisé à l’aile pour sa toute première apparition en Top 14, Hugo Avogadro a inscrit un essai lors de la large victoire de l’UBB face au Stade Français (40-10). À 19 ans, le jeune Grenoblois raconte une soirée qu’il n’est pas près d’oublier.
Une semaine après la lourde défaite à Toulouse, l’UBB a surclassé le Stade Français. Au cœur de cette soirée de rebond, un visage nouveau : celui d’Hugo Avogadro, arrivé cet été en Gironde, qui a honoré sa première titularisation dans l’élite par un essai et une prestation encourageante.
Un premier ballon qui aurait pu tout changer
Dès l’entame, le jeune ailier a failli marquer sur son tout premier ballon en Top 14, après un coup de pied rasant de Romain Buros.
Hugo Avogadro revient pour Midi Olympique sur cette occasion manquée d’un rien. Extrait :
« J’ai appelé Romain Buros justement pour qu’il la joue au pied. Il fait un beau coup de pied rasant. J’anticipe la trajectoire du ballon pour revenir à l’extérieur. Malheureusement, je l’avais dans les mains, mais le Parisien l’a bien tapé. Il défend très bien sur ce coup-là. Donc franchement, c’est bien joué de sa part, mais ça aurait pu être magnifique. »
Un essai validé à la 10e minute
La délivrance n’a pas tardé. À la 10e minute, sur une attaque en première main, Avogadro a trouvé le chemin de l’en-but.
Il décrit l’action qui lui a offert son premier essai. Extrait :
« Je crois que c’est sur un lancement de jeu. Romain me dit de coller à la touche. C’est pour ça que je suis très large au départ. Et finalement, il se fait plaquer. Je me rapproche un peu de lui. Il essaie de me faire une passe alors que, je crois, il tombe par terre. Ensuite, j’essaie de faire de mon mieux. »
Il détaille la fin de l’action. Extrait :
« Il devait rester 20 mètres entre la touche et moi au moment où j’ai récupéré le ballon. Donc, j’ai essayé de la récupérer et de jouer un duel, parce que l’ailier adverse revenait. Et ça m’a réussi. »
Invité à noter cette première dans son ensemble, il se montre mesuré. Extrait
« 7 sur 10, je pense. »
Le numéro de Bielle-Biarrey sur le dos
Pour ses débuts, Avogadro portait le numéro de Louis Bielle-Biarrey, un joueur dont le parcours résonne avec le sien.
Il évoque ce symbole avec fierté. Extrait :
« C’était un honneur. Je me devais donc de faire un grand match. »
Il explique pourquoi l’international est un modèle. Extrait :
« Oui, car il vient de Grenoble également, donc c’est un exemple, entre guillemets, pour moi. »
Les deux hommes ne se sont pourtant pas croisés dans l’Isère. Avogadro précise. Extrait :
« Non, j’étais trop jeune, et il est parti tôt quand même. Mais j’ai joué avec son frère l’année dernière au FCG. »
Débarquer dans un effectif aussi relevé impose des exigences élevées, que le néo-Bordelais a parfaitement intégrées.
Il décrit l’état d’esprit qui l’animait. Extrait :
« Il faut se mettre au niveau, et l’exigence est haute. Même si c’est mon premier match et que je viens d’arriver, il fallait que je sorte une performance de bon niveau. J’ai fait de mon mieux. »
« Je n’ai pas de limites »
Pour sa première saison en Gironde, Hugo Avogadro affiche une ambition sans complexe.
Il résume ses objectifs en quelques mots. Extrait :
« Jouer le plus de matchs possible. Franchement, je n’ai pas de limites. »
Une première réussie, un essai, et une ambition affichée : l’UBB tient peut-être là un nouveau talent à suivre sur son aile.







