
Alexandre Priam n’a pas caché son admiration devant la performance réalisée par le Stade Toulousain face au Castres Olympique (7-8). Dans le podcast du P’tit Buro, il a salué la préparation de la rencontre, l’encadrement des jeunes et surtout cette culture de la formation permettant à Toulouse de rester compétitif malgré les circonstances.
Son enthousiasme est toutefois beaucoup moins important lorsqu’il évoque le discours d’Ugo Mola après la rencontre, qu’il estime avoir inutilement détourné la lumière de la performance des jeunes Toulousains.
Alexandre Priam commence par un hommage particulièrement appuyé. Avant le match face au CO, il avait taclé le Stade Toulousain, sur les réseaux sociaux, en raison de la décision d’Ugo Mola d’effectuer un gros turnover lors de cette rencontre. Dans le P’tit buro, il n’a pas manqué de faire son mea culpa et de féliciter le club de la Ville Rose.
À ses yeux, la performance Toulousaine illustre une nouvelle fois la capacité du club à intégrer ses jeunes joueurs sans bouleverser son identité collective.
Son verdict est spectaculaire : il s’incline devant ce qu’est capable de produire le Stade Toulousain.
« Bravo à Toulouse. Je m’incline. Vous êtes le plus grand club du monde. Plus vous en prenez dans le cl plus vous en sortez et ce ne sont pas mes mots. »*
« Bonnard Martin, quel match ! »
Au-delà du résultat, Priam insiste surtout sur la manière dont Toulouse a préparé sa rencontre.
Le choix des jeunes intégrés à la feuille de match, leur accompagnement par les joueurs expérimentés et le plan de jeu ont particulièrement retenu son attention.
« Mais sur la préparation du match, l’encadrement des joueurs expérimentés, le choix des joueurs jeunes pour intégrer la feuille de match, le plan de jeu où les joueurs jouent sans position. Kouassi tu ne savais pas à quel poste il jouait et ce n’est pas grave. Merkler on lui a donné une belle marge. Bonnard Martin, quel match ! »
Pour lui, cette rencontre représente surtout une démonstration de la culture de formation profondément installée à Toulouse.
Malgré un contexte qui aurait pu conduire à une rencontre à sens unique, les jeunes Toulousains ont répondu présent.
« Le Stade Toulousain a fait profiter la culture de la formation de ce club sur ce match. Ça aurait pu être un carnage absolu et ils ont gagné. Donc bravo les Toulousains ! Pas bravo le discours mais bravo le match ! »
Le discours d’Ugo Mola ne passe pas
Alexandre Priam distingue très clairement la performance sportive de ce qui s’est passé après la rencontre. Il n’a pas apprécié le discours prononcé par Ugo Mola devant les caméras.
Ce n’est pas nécessairement le fait que le manager Toulousain ait voulu faire passer un message qui le dérange, mais plutôt le moment et l’endroit choisis.
« Tu n’es pas obligé de faire ce discours sur le terrain devant les caméras. Tu peux le faire dans le vestiaire ! »
Priam estime surtout que cette sortie risque d’éclipser ce qui aurait dû constituer, selon lui, l’histoire principale de la rencontre : la performance des jeunes joueurs.
Il reproche ainsi à Mola d’avoir attiré une partie de l’attention sur lui après le match.
« Je trouve que ça prend la lumière d’un super match de gamins et ce n’est pas bien car sur un match où les gamins se sont donnés et où ceux qui ont encadré ont fait un super boulot, au final beaucoup de gens vont parler du discours de Mola. C’est prendre la vedette du truc. »
Et sa dernière remarque est particulièrement sèche.
« Et il dit qu’il s’en prend dans le c*l, mais il raconte quoi ? Qu’est-ce-que ça a à foutre à la fin d’un match ? »






