
Ancienne figure emblématique de Montpellier et du rugby fidjien, Timoci Nagusa a fait une confidence particulièrement forte sur la fin de sa carrière. Interrogé sur le congé paternité qu’il avait pris en 2022, l’ancien ailier international affirme que cette décision a eu des conséquences majeures sur son avenir professionnel. Selon lui, aucun club ne souhaitait ensuite le recruter.
Aujourd’hui âgé de 39 ans et installé à Seattle, aux États-Unis, l’ancien joueur du MHR conserve un attachement profond au rugby français. Avec 80 essais inscrits en Top 14, il reste l’un des meilleurs marqueurs de l’histoire du championnat. Mais derrière cette carrière remarquable, le Fidjien évoque également un épisode personnel qui aurait précipité la fin de son parcours professionnel.
« Ça m’a coûté ma carrière »
Alors que le pilier de Montpellier Wilfrid Hounkpatin doit prendre un congé paternité, Timoci Nagusa a été interrogé sur sa propre expérience.
L’ancien international fidjien avait lui-même fait ce choix en 2022, une décision dont il estime avoir payé le prix sur le plan sportif.
Lors d’un entretien accordé à Midi Libre, il affirme que son congé paternité a directement compromis la suite de sa carrière :
« Si je suis honnête, ça m’a coûté ma carrière. Après, aucun club ne me voulait. »
Une déclaration particulièrement forte de la part de l’ancien ailier, qui établit ainsi un lien entre cette période consacrée à sa famille et les difficultés rencontrées pour poursuivre sa carrière.
Nagusa ne donne toutefois pas davantage de précisions sur les raisons pour lesquelles les clubs ne souhaitaient plus le recruter.
« Mais je ne le regrette pas »
Malgré les conséquences qu’il attribue à cette décision, Timoci Nagusa assure qu’il ne changerait rien à son choix.
Pour l’ancien Montpelliérain, sa vie familiale passe avant les considérations sportives ou financières.
Il explique pourquoi il assume pleinement cette décision :
« Mais je ne le regrette pas, le rugby reste ma passion, ce n’est pas qu’une question d’argent. Ça m’a rendu heureux de faire ça. »
L’ancien ailier des Fidji se réjouit également de voir d’autres rugbymen professionnels bénéficier aujourd’hui de cette possibilité.
Il adresse notamment un message positif aux joueurs qui souhaitent suivre le même chemin :
« Tant mieux si certains peuvent en profiter aujourd’hui. »







