Alors que le Stade Toulousain s’apprête à défier Sale ce samedi 17 janvier à Ernest-Wallon lors d’un affrontement crucial de Champions Cup, une scène surréaliste reste gravée dans les mémoires toulousaines.
Le 6 avril 2025, lors de leur dernière rencontre au Stadium, ce qui devait être un moment festif a failli tourner au drame.
Ce jour-là, pour célébrer le 8e de finale, le capitaine Yannick, parachutiste du 3e régiment du matériel de Muret, devait livrer le ballon du match en parachute depuis le ciel. Mais à quelques mètres du sol, sa voile s’est déséquilibrée, le projetant vers le toit du stade où il est resté suspendu, à 20 mètres du vide, devant 33 000 spectateurs pétrifiés.
« J’étais sur le final pour atterrir quand la voile de mon parachute s’est déséquilibrée et a plongé vers le toit du stade. Je suis resté accroché. Un tel désagrément ne m’était jamais arrivé », a confié le militaire à La Dépêche.
Pendant trente minutes, le temps s’est figé. Alors que le public retenait son souffle, les staffs des deux équipes se sont mobilisés, empilant mousses et boucliers de plaquage pour amortir toute chute éventuelle. Finalement secouru grâce à la grande échelle des pompiers, Yannick a fait preuve d’un sang-froid remarquable.
« Je n’ai pas paniqué. J’étais en contact avec les gens en dessous, je savais que tout était sous contrôle. Ils ne m’ont jamais demandé de sauter », a-t-il raconté après coup.
Si cet homme de 52 ans compte plus de 2 500 sauts à son actif, cet incident souligne le danger extrême d’une telle performance en milieu urbain. Marc Vérillotte, ancien major au RAID, confirme la difficulté : « Les gens croient que c’est facile car le stade est vaste mais ce sont des sauts très difficiles. C’est très compliqué de se guider car la toiture crée des turbulences. Il faut éviter les pylônes, les projecteurs. Le tout sous tension, car en environnement urbain, on a peu de possibilités de zones d’atterrissages alternatives ».
Malgré cette frayeur, le parachutiste toulousain n’entend pas renoncer : il affirme se remettre à sauter « dès la semaine prochaine ». Ce samedi, les parachutes resteront au sol, mais la tension sur le terrain entre Toulousains et Anglais promet d’être tout aussi élevée.







