
Depuis plusieurs saisons, Perpignan s’est habitué aux fins de championnat sous haute tension. Barrages d’accession, lutte pour le maintien, matchs couperets… Le club catalan a souvent sauvé sa place au dernier moment. Cet été, le discours a changé.
Le recrutement réalisé durant l’intersaison ne répond pas seulement à une logique d’effectif. Il accompagne une ambition plus profonde : installer durablement l’USAP dans le paysage du Top 14.
Le maintien ne suffit plus
À l’heure de lancer cette nouvelle saison, Laurent Labit refuse de limiter les ambitions catalanes à une nouvelle opération maintien.
Le manager veut faire évoluer le statut du club.
L’objectif est désormais d’installer l’USAP dans la première moitié du championnat comme il l’explique pour Midi Olympique :
« Le Top 14 a besoin de nous. L’objectif est de stabiliser le club dans les dix premiers sur les saisons à venir. »
Cette volonté s’appuie aussi sur la dynamique aperçue en fin d’exercice précédent.
Le technicien estime que son équipe a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures formations.
« Sur la fin de saison dernière, on a prouvé qu’on pouvait batailler avec presque tout le monde. On a senti une montée en puissance. »
Un recrutement pensé pour faire grandir le club
L’arrivée de joueurs comme Sevu Reece, Braydon Ennor, Max Hicks, Gavin Duguivalu ou encore Madea et Rabut ne répond pas uniquement à une logique sportive.
Pour Laurent Labit, le groupe devait gagner en expérience mais surtout en leadership.
Le manager estime que cet aspect faisait défaut ces dernières saisons.
« Quand on est arrivé, il y avait de très bons joueurs mais peu de leaders identifiés. Je parle de vrais leaders, ceux qui sont là quand ça ne va pas et qui savent réagir. Le recrutement a été pensé dans ce sens avec des joueurs plutôt aguerris. »
Au-delà des qualités individuelles, l’objectif est de créer un effectif capable de maintenir son niveau tout au long de la saison.
Changer la culture du club
Pour franchir un cap, Laurent Labit ne veut pas seulement améliorer le niveau de jeu.
Il souhaite également installer une véritable culture de l’exigence.
Le manager insiste sur la responsabilité de chaque joueur.
« Il faut que chacun amène un cadre de travail et n’y déroge pas. Le fonctionnement est basé sur la rigueur. Ceux qui étaient là l’ont compris, les nouveaux l’apprendront. »
Cette exigence doit permettre de faire d’Aimé-Giral une forteresse.
Le technicien veut retrouver une équipe difficile à battre à domicile.
« Il faut que ce soit toujours aussi dur de venir à Aimé-Giral. »
Une attente plus forte que jamais
Cette ambition nouvelle s’accompagne forcément d’une pression supplémentaire.
Le président François Rivière constate d’ailleurs un enthousiasme rarement observé autour du club.
Jamais les abonnements n’avaient connu une telle dynamique sous sa présidence.
« En douze ans de présidence, c’est la première fois que je vois une telle campagne d’abonnements. »
L’USAP sait désormais que les attentes seront plus élevées. Reste à transformer cette ambition affichée en résultats sur le terrain dès les premières journées du championnat.







