
En 2018, à l’arrivée de Pita Ahki au Stade Toulousain, Antoine Dupont n’était encore qu’un jeune prodige en devenir. Aujourd’hui, devenu capitaine emblématique des Bleus, son ascension fulgurante impressionne. Le centre tongien, qui a partagé sept saisons avec lui, garde en mémoire une anecdote révélatrice de la stature hors norme du demi de mêlée.
Dans le podcast « What a lad », Pita Ahki raconte leur première rencontre dans la salle de musculation. Intrigué par la carrure impressionnante d’Antoine Dupont, alors qu’il s’échauffait aux côtés de Luke McAlister, il s’est demandé : « Oh, c’est qui ce gars ? ». Ne connaissant pas encore le futur phénomène, il interrogea son coéquipier : « Hé, tu ne sais pas qui c’est ? » Sans réponse, la méprise s’installa.
L’échange entre les deux hommes reste gravé dans la mémoire d’Ahki. Luke McAlister lui demanda : « À ton avis, il joue à quel poste ? ». Observateur, le Tongien supposa : « Oh, il a l’air jeune… talonneur ? ». La réponse fut un choc : « Frérot, il joue demi de mêlée. » Stupéfait par cette silhouette atypique pour un demi de mêlée, Ahki insista : « Ah bon ? Et il est bâti comme ça ? ». Après avoir visionné quelques actions du joueur, il conclut avec admiration : « Ah, d’accord, il est vraiment très fort. »
Aujourd’hui passé aux Blues en Nouvelle-Zélande, Pita Ahki regarde avec émotion ces années toulousaines. Pour lui, avoir assisté à l’émergence de la charnière Dupont-Ntamack fut l’un des sommets de sa carrière : « Les gars, comme Dupont et Ntamack, ont commencé leur carrière quand je suis arrivé. » Il confiait fin 2025, ému : « Ils sont les joueurs qu’ils sont maintenant, et c’était juste un privilège de faire partie de leur parcours, et de les voir grandir en tant que joueurs, c’était juste un plaisir de jouer avec eux. »
Mais si le passé évoque la nostalgie, le présent est plus difficile pour cette charnière légendaire. Romain Ntamack, touché aux ischio-jambiers depuis fin décembre, traverse une période compliquée. Absent de la liste des 42 joueurs convoqués par Fabien Galthié pour préparer le match contre l’Écosse, l’ouvreur toulousain est engagé dans une course contre la montre pour revenir sur les terrains. Il ne devrait pas rejouer avant la fin du Tournoi des Six Nations, patientant loin des projecteurs et de l’effervescence des pelouses.






