Le Castres Olympique a cédé face au Stade Toulousain ce samedi soir au stade Pierre-Fabre, lors de la 21ème journée du Top 14. Malgré une résistance sérieuse, les Tarnais ont finalement craqué dans le dernier quart d’heure.
Interrogé par La Dépêche, le manager du CO, Xavier Sadourny, n’a pas caché sa frustration. « Comment on ressort de ce match… Bonne question. Forcément frustrés. Je n’ai pas les mots là. Je trouve que jusqu’à la 60e on est dans le bras de fer, et après on y est plus. De par l’intensité qu’ils ont réussi à mettre, et que nous n’avions plus. »
Selon lui, la clé de la défaite réside dans une baisse d’intensité et une indiscipline coûteuse. « Alors il y a ce carton jaune, on n’a plus le ballon, on leur court après, et c’est là qu’est le gap entre eux et nous. Parce que malgré une entame de match catastrophique, on revient. Je trouve qu’on a même été dangereux avec le ballon, on est intéressant, on les met en difficulté avec des situations intéressantes. »
Sadourny insiste sur le fait que son équipe n’a pas été dépassée avant cette 60e minute fatidique : « Je ne nous suis pas senti dépasser avant cette 60e oui. On est présent dans les collisions, dans le match et ce troisième carton est dur. On va garder le positif avec ce bon retour dans le premier acte. On passe devant, on met de la vitesse face à une équipe difficile à manœuvrer. Malgré cela on les met en difficulté, on marque trois essais. »
Mais au retour des vestiaires, la physionomie a changé : « En début de seconde mi-temps, on déjoue un petit peu. Mais voilà où est toute notre marge de projection. Ce sont ces vingt dernières minutes qui me dérangent où l’on a des crampes de partout. »
Refusant d’attribuer cette déconvenue à la pause, il précise : « Les mi-temps sont toujours au même moment. On a l’habitude, on s’y prépare et il n’y a pas d’excuse par rapport à ça. Face à Northampton il y avait eu beaucoup de volume aussi, et je ne pense pas que l’on soit sorti aussi autant dans la rouge. »
Sur la question du carton jaune infligé à Santiago Arata, Sadourny réagit avec fermeté : « J’ai l’impression qu’il veut siffler contre le Stade Toulousain à la base. C’est l’arbitre vidéo qui lui dit de revenir mais à la base il veut siffler contre le Stade Toulousain car le joueur saute. Maintenant, on est trop indisciplinés depuis longtemps et ça nous coûte trop cher. Ça nous a coûté, Northampton, La Rochelle, Bordeaux. Que ce soit à la maison ou à l’extérieur, on est trop indiscipliné. »
Il souligne l’impact de cette indiscipline sur le contrôle du ballon : « On fait treize fautes, ils en font douze. Il faut que l’on ait plus le ballon. Quand on a le ballon ce sont eux qui sont pénalisés, et quand ce sont eux qui ont le ballon, ce sont nous qui le sommes. Il les a sanctionnés en première mi-temps avec deux jaunes, parce qu’ils sont sur le reculoir. L’indiscipline est souvent une conséquence de si tu as le ballon ou pas. »
Enfin, sur la course au top 6, le manager tarnais admet que la situation se complique. « L’objectif c’est top huit, puis top six, et si top six top quatre, et en demi puis en finale. Plus sérieusement, il est évident que l’on ne s’est pas simplifié la tâche. Aujourd’hui il faut que l’on sécurise les huit premières places pour jouer la Champions Cup. On a trois déplacements, deux réceptions. Aujourd’hui il faut que l’on regagne. L’objectif reste le même qu’en début de saison. On vise toujours le top six en passant par le top huit. »
Malgré la défaite, Sadourny garde un certain optimisme : « On est déçu car c’était une belle fête, que cela faisait un petit moment qu’il y avait cette invincibilité à la maison contre eux. Mais ils ont fait le match qu’il fallait pour gagner. Mais tout n’est pas à jeter. Il y a des défaites qui m’ont plus gêné que celle-là. »







