Ce samedi à 21 heures, le Stade Rochelais se présente face à un défi de taille au stade Pierre-Fabre : affronter un Castres Olympique célébrant ses 120 ans. Les Tarnais, solides avec trois victoires lors de leurs cinq dernières rencontres, entendent bien imposer leur loi en ce soir de gala.
Le CO reste fidèle à sa recette : un collectif soudé et une puissance offensive redoutable incarnée par le jeune Fidjien Vuate Karawelu, véritable fer de lance de l’équipe.
Du côté de La Rochelle, l’heure est à la remise en question. Enchaînant une cinquième défaite consécutive contre Montpellier, le club maritime navigue dans une tempête hivernale. Face à l’efficacité castraise, certains se demandent si un changement de stratégie ne serait pas nécessaire.
Romain Carmignani, entraîneur de la défense rochelaise, nuance cette approche auprès de Sud-Ouest : « Nos clubs se ressemblent un peu sur le côté identitaire et culturel. Castres s’est construit sur le travail, l’identité de son terroir. Après, est-ce que c’est un modèle… nous sommes tous différents, nous avons notre modèle aussi. Mais nous savons où nous mettons les pieds. C’est difficile d’aller y gagner mais nous avons envie d’y croire. Nous aussi, nous avons des bons joueurs, une bonne composition et nous avons envie d’aller nous mesurer à eux. »
Mais le vrai problème dépasse les questions tactiques : avec 19 joueurs blessés, La Rochelle souffre d’un manque cruel de concurrence à l’entraînement, freinant l’émulation nécessaire au haut niveau. Carmignani déclare sans détour : « Avec moins d’effectif, ils sont sous-entraînés puisqu’il n’y a pas de mecs pour les challenger tous les jours. Oui, les grands joueurs ont besoin d’être piqués par des mecs qui ont les dents, c’est ce qu’on essaie d’inculquer aux jeunes, en accélérant le processus avec eux. »
Jack Nowell partage cette analyse mais reste confiant : « La compétition dans l’équipe vous fait franchir une étape sur le terrain. Je crois toujours que notre équipe est très bonne même avec les blessures que nous avons. Mais au cours des prochaines semaines, des garçons reviendront, ce qui est positif pour l’équipe. Ce sera un gros coup de pouce. »
La Rochelle, dos au mur, cherche à transformer l’obstacle en opportunité. Le souvenir du match aller, conclu sur une courte défaite 17-19 malgré une période à 15 contre 12, nourrit l’espoir d’une revanche. Gâcher la fête du Castres Olympique serait pour les Maritimes le coup d’envoi d’une renaissance, essentielle face à une saison qui menace de s’enliser jusqu’au printemps.







