Après une série de contre-performances lors de ses déplacements depuis l’automne, le Rugby Club Toulonnais a enfin stoppé l’hémorragie. En décrochant un match nul sur la pelouse de Lyon, les Varois ont offert une belle marque de soutien à leur manager, Pierre Mignoni, qui fêtait ses 49 ans ce jour-là.
Plus qu’une simple performance sportive, cet événement reflète la relation intense que l’ancien demi de mêlée entretient avec son groupe. Connu pour son engagement sans faille, sa passion débordante et son implication totale dans la vie du club, Mignoni a traversé des moments de tension cette saison.
Pourtant, le lien avec ses joueurs reste indéfectible. L’entraîneur des buteurs, Maxime Petitjean, a livré son ressenti après la rencontre via Midi Olympique :
“Connaissant Pierre, il y a de fortes chances qu’il ait regardé le match, souriait après-match l’entraîneur des buteurs Maxime Petitjean. C’est certainement pire de le regarder à la télé, mais on ne changera pas l’homme… Pour tout vous dire, c’est sûr qu’il nous a regardés et qu’il nous a poussés très fort, même à distance.”
Un point précieux pour souder le vestiaire
Si la victoire aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre dans les dernières minutes, ce résultat représente une première avancée positive à l’extérieur. Au-delà du score, les Toulonnais ont surtout voulu témoigner leur attachement à leur leader.
Gaël Dréan révèle l’initiative prise par le vestiaire :
“Il y a évidemment eu une pensée pour lui, on l’a appelé dans le vestiaire pour lui souhaiter bon anniversaire, souriait Gaël Dréan. Je crois qu’il était juste content qu’on l’appelle.”
Ce combat collectif n’a pas échappé à l’entraîneur lyonnais Karim Ghezal, qui a tenu à souligner la dimension humaine de cette confrontation :
“Cela fait quatre ans que les joueurs de Toulon travaillent sur un projet avec le même manager, et ils ont montré ce qu’ils étaient capables de donner pour un manager qui n’était pas là aujourd’hui, affirmait le coach lyonnais Karim Ghezal. J’ai d’ailleurs envoyé à Pierre un message après le match pour lui dire : « Tes joueurs se sont battus pour toi, pour ton anniversaire. » C’est la vérité et je trouve ça plutôt positif. Parce que ça montre que dans le rugby, les gens sont encore capables de se donner pour ce genre de choses. C’est un sport humain.”
L’esprit de corps au-delà des statistiques
Au sein de l’effectif, cette épreuve a joué un rôle de révélateur, renforçant la cohésion face aux difficultés.
Gaël Dréan insiste sur cette prise de conscience :
“Cette histoire, ça a permis au groupe d’être un peu solidaire, jurait Dréan. Chacun a pris ses responsabilités.”
Désormais, tout le club se projette sur le retour de son manager. Maxime Petitjean souligne l’importance de ce temps de pause pour Mignoni avant de reprendre le travail :
“Pierre est le chef de notre équipe, donc il est bien sûr qu’on a envie qu’il revienne le plus vite possible, avançait Maxime Petitjean. Il a dix jours pour se reposer correctement, je pense qu’il va partir un peu en vacances en famille. Ça va lui faire du bien. C’est un mec qui ne lâche rien, qui vit pour le RCT, qui fait des journées à rallonge et qui tient ce rythme, un amoureux de ce sport, un amoureux de ce club. On a beaucoup de chance de l’avoir au RCT.”
Un repos salvateur avant d’aborder les prochains défis, fidèle à la promesse faite par le technicien : “je vais revenir et être meilleur”.







