À seulement 20 ans, Fabien Brau-Boirie, jeune talent du club de Pau, s’impose déjà comme une étoile montante du rugby français. Fraîchement auréolé de son anniversaire en décembre, il a su profiter des blessures dans le XV de France pour s’installer en titulaire. Contre le pays de Galles puis l’Italie, il a prouvé qu’il possédait le niveau requis pour évoluer parmi les meilleurs.
### Un style digne d’une légende
Sur le terrain, son jeu rappelle immédiatement celui de Yannick Jauzion, ancienne icône du rugby tricolore. Cédric Laborde, qui l’a formé dans ses jeunes années, affirme dans *L’Équipe* : « Fabien a un profil à la Yannick Jauzion, parce que ce sont deux joueurs grands, très élégants, qui font de belles courses ».
Malgré l’évolution du rugby, les spécialistes retrouvent chez Brau-Boirie ces mêmes qualités. Rémi Lamerat, ancien coéquipier de Jauzion, complète : « On retrouve beaucoup de Yannick chez Fabien », tout en précisant que le jeune Pauillac est « un peu plus véloce, un peu plus dans l’évitement », sans perdre « sa capacité incroyable à faire jouer derrière lui ».
### Une « force tranquille » face à la pression
Ce qui marque le plus chez Fabien Brau-Boirie, c’est son calme olympien. Yann Delaigue, ancien international, perçoit chez lui une ressemblance qui dépasse le simple aspect physique : « Au-delà de leur ressemblance rugbystique, il y a une similitude dans leur façon d’être ». Pour lui, Brau-Boirie dégage une véritable « force tranquille », ne se laissant jamais déstabiliser.
Cette sérénité fait écho aux débuts de Jauzion en 2001, un calme qui avait même inquiété Bernard Laporte, son sélectionneur à l’époque, avant un match crucial face à l’Afrique du Sud. Il lui avait lancé : « À partir de maintenant, tu as trois heures pour te déguiser en fou ! » Mais Jauzion était resté lui-même, tout comme Brau-Boirie aujourd’hui, qui entame sa carrière avec une assurance remarquable.
### Un joueur polyvalent et complet
Fabien Brau-Boirie s’adapte à plusieurs postes dans la ligne de centres, pouvant évoluer en numéro 12 ou 13. Sébastien Calvet, un de ses anciens coaches, insiste sur ses qualités tant défensives qu’offensives : il « n’y a vraiment aucun souci de le balader en 12 ou en 13 ».
Pour les spécialistes, son talent est rare et précieux : « il n’y a pas de Brau-Boirie sur toutes les générations ». Un compliment qui illustre à quel point ce jeune joueur suscite déjà l’admiration et l’espoir dans le rugby français.







