Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, est revenu en conférence de presse sur la victoire acquise face à l’Angleterre samedi soir au Stade de France, un succès qui lui tient particulièrement à cœur.
Interrogé sur l’intensité du match, Galthié refuse d’employer le mot « peur » : « Est-ce que c’est le mot peur qui convient ? Ça a été difficile, âpre, complexe mais je ne suis pas certain qu’on ait le temps d’avoir peur. Ça a été difficile toute la partie. »
Le technicien savoure pleinement cette victoire, soulignant la valeur sportive du Tournoi des Six Nations : « Pour moi, gagner deux fois cette compétition, ça veut dire que des joueurs étaient là, puis plus là, comme Antoine (Dupont) en fin de Six Nations l’an dernier, ça veut dire que l’équipe a bougé. On a très, très bien démarré la compétition cette saison et puis il a fallu se battre pour rapporter un point d’Écosse (50-40), et se battre pour gagner ce match à la dernière seconde (48-46). C’est un Tournoi qui a une valeur sportive énorme, c’est monstrueux en termes de compétitivité. J’ai une pensée pour cette équipe d’Angleterre qui a joué un rugby tellement intense. »
Il ne cache pas sa fierté et son plaisir face à cette performance : « Et je ne vais pas bouder mon plaisir. Quand on voit la complexité des matches, je ne vais pas bouder mon plaisir. Quand vous, les médias, parlez de Grand Chelem après notre première victoire (36-14 face à l’Irlande), je me demande si ce n’est pas un manque de respect pour des adversaires qui n’ont pas grand-chose à nous envier. »
S’expliquant sur le niveau plus mitigé des deux dernières rencontres, il analyse : « On a commencé ce Tournoi de la manière la plus idéale et inconsciemment, on a peut-être cru que ce serait plus simple. Et on est vite rappelé à l’ordre dans ce Tournoi. Les équipes qui ont triomphé le week-end d’avant (Écosse et Italie) ont souffert sur cette dernière journée. Nous, on a appris que les bonus comptaient et l’équipe a su être juste en Écosse pour rapporter un point. Elle a aussi été incroyablement juste ce soir de prendre la pénaltouche et de marquer avant la mi-temps. Très juste aussi pour regagner le ballon sur un renvoi tapé court en fin de match. Ces deux matches, c’est le fruit d’apprentissage des sept saisons. »
Enfin, Galthié n’a pas tari d’éloges sur son ailier Louis Bielle-Biarrey, auteur de quatre essais samedi : « Arme fatale, record d’essais, productions incroyablement prolixes… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de lui. Il va sans doute être élu meilleur joueur du Tournoi. Il marche sur les traces d’Antoine (Dupont). »







