La défaite de l’Angleterre face à la France (48-46) au Stade de France clôt une campagne 2026 compliquée pour le XV de la Rose, mais le spectacle offert a recueilli un large consensus outre-Manche.
Les médias britanniques ont salué l’intensité et l’extraordinaire qualité de cette rencontre, considérée comme un véritable chef-d’œuvre du rugby international.
Un « thriller » intemporel
Le Guardian a qualifié cette rencontre de « un match à rebondissements pour l’éternité », tandis que le Telegraph l’a placée parmi « l’une des rencontres les plus folles de l’histoire du Tournoi ». Le Sunday Times a résumé l’engouement général ainsi : « Le plus grand Tournoi des Six Nations, de mémoire récente, s’est conclu par le Super Samedi qu’il méritait : une journée enivrante qui confirme qu’il n’y a rien dans le sport qui égale cette compétition annuelle. »
Bielle-Biarrey et Ramos, héros français
Malgré la défaite, les médias anglais ont reconnu la supériorité des Bleus dans les moments décisifs. Louis Bielle-Biarrey, auteur d’un quadruplé, a particulièrement impressionné : « Un maître du monde absolu ; il n’a jamais besoin d’une seconde invitation pour filer à la poursuite d’un bon coup de pied » (The Guardian). Quant à Thomas Ramos, son sang-froid lors de la pénalité décisive a forcé l’admiration : « Il n’a jamais donné l’impression qu’il allait la rater » (The Guardian).
Une Angleterre en pleine remise en question
Si l’attaque anglaise a surpris par sa vivacité à Paris, elle ne masque pas un bilan historique désastreux : quatre défaites au compteur et une cinquième place, pire résultat depuis l’instauration du format actuel.
Pour Matt Dawson sur la BBC, cette rencontre illustre cependant la force des champions : « La France est un beau champion. Elle a mérité son titre en montrant beaucoup de caractère. Les équipes les plus spéciales sont celles qui performent dans les moments sous pression. »
La frustration peine néanmoins à s’estomper chez les experts. Will Greenwood (The Telegraph) pointe la douleur provoquée par la réponse de l’Angleterre : « l’Angleterre a répondu présent, cela rend encore plus furieux. » Un avis partagé par Stuart Barnes (Sunday Times), qui réclame un changement radical à la tête de l’équipe en vue de la Coupe du monde : « Borthwick est un technicien, ce n’est pas un leader. L’Angleterre a besoin d’un leader. »







