Après plusieurs mois de rumeurs, l’information est désormais officielle : Laurent Marti, homme d’affaires et président de l’Union Bordeaux Bègles (UBB), a acquis ce mardi en fin d’après-midi le Château Picque Caillou, un domaine prestigieux de l’appellation Pessac-Léognan, situé aux portes de Bordeaux.
### Un coup de cœur mûrement réfléchi
Loin d’être un achat impulsif, cette acquisition couronne plus d’une décennie de recherche pour ce passionné d’histoire et de terroir. Laurent Marti a confié au journal Sud-Ouest : « Il ne s’agit pas d’un caprice ou d’une idée m’ayant traversé l’esprit l’année dernière en me levant. Cela fait onze ans que je cherche et visite des propriétés. J’ai de la passion pour le vin, les vieilles pierres et la nature. Investir dans un domaine viticole cochait toutes ces cases. »
Le choix de Picque Caillou mêle critères techniques et un clin d’œil à ses racines rugbystiques. « La plaine de jeux servant de terrain d’entraînement à l’US Bergeracoise, mon club de rugby, s’appelle justement Picque Caillou. Et puis, sur mon cahier des charges idéal, figuraient l’appellation Pessac-Léognan – j’adore ses vins – ainsi qu’une proximité avec Bordeaux. J’ai déniché le château de rêve. »
### Un investissement massif malgré la crise
Malgré un contexte économique morose dans la région bordelaise, Laurent Marti fait preuve d’une détermination sans faille. Ignorant les conseils prudents de son entourage, il prévoit de transformer en profondeur le domaine. Deux axes majeurs seront développés :
– **Modernisation technique** : agrandissement du cuvier et du chai à barriques sous la direction de Stéphane Dief.
– **Développement touristique** : dynamiser l’œnotourisme grâce à la situation stratégique du château, situé à dix minutes du stade Chaban-Delmas.
« J’ai fermé les yeux, j’ai foncé, après avoir bien tout analysé », confie-t-il.
### Rugby et vin : une même humilité
Bien qu’il refuse un mélange officiel entre son activité textile (Kariban), le club de rugby et sa nouvelle propriété, Laurent Marti relève une similitude profonde entre ses passions : « La vigne et le climat demandent beaucoup d’humilité. D’ailleurs, je lui trouve des similitudes avec le rugby. Durant toute une année, sans pouvoir contrôler tous les paramètres, il faut bosser dur avant que le couperet ne tombe. »
Enfin, le nouveau propriétaire se positionne en ardent défenseur du vignoble bordelais. Fier, il dénonce avec vigueur le « Bordeaux bashing » et rappelle que les vins de la région ont su se renouveler pour offrir aujourd’hui un rapport qualité-prix irréprochable.







