Ce samedi, l’Aviron Bayonnais se rendra au Stade Mayol pour affronter le Rugby Club Toulonnais lors de la 22e journée du Top 14. Une rencontre délicate pour le club basque, lourdement touché par les absences.
En effet, près de 19 joueurs manqueront à l’appel en raison de blessures et de suspensions. Une situation dramatique que déplore le manager Laurent Travers, qui se confie à Sud-Ouest : « Après deux victoires, subir cette défaite fait mal. On avait cassé la spirale négative de 11 défaites en 12 matchs mais la vérité du terrain parle. Cela montre l’écart entre un deuxième et un onzième. »
Il souligne également la gravité de la situation : « On peut trouver des explications et des excuses mais ce qui est important, c’est de trouver des solutions. Malheureusement, le sort s’acharne. On a trois cartons rouges (NDLR, trois suspendus : Bruni, Tatafu et Tiberghien) et 16 blessés. Ça fait 19 absents. Il faut faire front. Rien n’est dû au hasard. »
Selon lui, la fatigue est un facteur clé : « Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte. Quand t’as pas tous les chevaux dans le moteur, forcément, le moteur avance moins vite. »
Laurent Travers tente d’expliquer cette vague de blessures : « La saison dernière a été pleine, elle a duré, les joueurs ont donné tout leur potentiel et il y a eu très peu de coupure estivale, très peu de préparation. La deuxième année, tout le monde s’essouffle. La fatigue est aussi mentale et psychologique, surtout quand tu vois que tes ambitions ne sont plus atteignables. »
Il ajoute : « Les joueurs font ce qu’ils peuvent, on fait tous ce qu’on peut, et s’il y a des gens qui pensent l’inverse, je leur laisse… (NDLR : Il ne termine pas sa phrase). Le plus dur quand tu fais une grosse saison, c’est de la digérer. Il faut avoir la capacité à reprendre, à se préparer de nouveau. Ça n’a pas été le cas. La preuve, la liste des blessés est phénoménale. »
Enfin, le manager déplore aussi les conséquences financières des mauvais résultats : « Les bons résultats entraînent des primes et augmentations. Quand vous perdez certains partenaires, il faut les compenser. Si on avait atteint le quota des 17 Jiff (joueurs issus des filières de formation), on aurait touché une manne financière. Ça n’a pas été le cas. C’est un beau club. Il est sain. Mais soyons lucides sur nos capacités. »
Un lourd passage à vide que Bayonne devra surmonter pour espérer relever la tête dans cette fin de saison éprouvante.







