À Roquefort-sur-Garonne, Jacques-Claude est une figure incontournable du rugby haut-garonnais. Ancien joueur actif de 1991 à 2007, ce passionné de 50 ans a fait du ballon ovale bien plus qu’un sport : un véritable mode de vie.
Pour ce père de sept enfants, le rugby est avant tout une « affaire de famille ». Tous ses enfants, garçons et filles, ont porté les couleurs du club, perpétuant ainsi son héritage. Tandis qu’il parcourt les routes de France et d’Europe avec sa fille aînée, son épouse soutient sa passion en confectionnant ses tenues, restant discrète mais présente. Jacques-Claude résume son engagement sans détour : « Le rugby, c’est au-dessus de tout ».
Depuis près de vingt ans, il incarne aussi « Obélix », personnage emblématique des tribunes du Stade Toulousain. Né à la fin des années 1990, ce rôle est devenu sa seconde identité. Avec son costume cousu main, ses moustaches imposantes et un Idéfix toujours à son bras, il ne manque aucun match, qu’il se joue à domicile ou à l’extérieur. Sa silhouette est désormais un rituel attendu par les supporters et les joueurs, qu’il retrouve régulièrement à la Bodega.
Mais derrière le folklore, Jacques-Claude est aussi un grand voyageur du rugby, prêt à endurer jusqu’à 40 heures de bus pour suivre son équipe à Twickenham ou Cardiff. Pour lui, la véritable essence du sport se trouve dans la fraternité et l’éthique : « Le respect, c’est la base ».
Interviewé par La Dépêche, il confie son souhait singulier pour l’avenir : « À ma mort, ils m’enterreront avec mon habit d’Obélix ». Une déclaration qui illustre l’importance vitale que ce « Normand Gaulois » attache à son rôle et à sa passion.







