À la veille de la demi-finale de Champions Cup entre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et Bath Rugby, Boris Palu, deuxième-ligne de l’UBB, a exprimé toute son admiration pour Finn Russell, le demi d’ouverture écossais de Bath. Ancien coéquipier de Russell au Racing 92 pendant cinq saisons, Palu connaît bien ses forces… mais aussi ses faiblesses.
Face aux médias, le Girondin a commencé par saluer le talent exceptionnel de Russell :
« C’est un super chef d’orchestre. Quand il est dans un grand jour, il n’y a pas beaucoup mieux dans le monde à son poste. »
Un compliment rapidement tempéré avec humour par l’entraîneur bordelais Yannick Bru, qui rappelait la présence de son propre meneur de jeu, Matthieu Jalibert, dans leurs rangs.
Palu a ensuite livré une analyse lucide et précise de l’ouvreur adverse :
« C’est pour ça que j’ai dit qu’il n’y a pas beaucoup mieux. Pour avoir joué avec les deux, je suis d’accord avec ça. Quand il rentre dans son rythme et qu’il prend de la confiance, ça devient compliqué. Je l’ai vu aussi malheureusement faire de mauvais matches quand on jouait ensemble. Quand il prend de la pression, quand il est un peu harcelé, il a l’impression de ne rien renvoyer mais ça l’atteint quand même un petit peu. Ça reste un humain. Même s’il prend tout comme un jeu, ça reste un compétiteur. Quand il est challengé et qu’il est bousculé, ça l’atteint aussi. On va tout mettre en place pour lui faire mal et l’empêcher de faire une grosse prestation demain. »
Le message est clair : Bordeaux-Bègles doit absolument empêcher Finn Russell de trouver son rythme de croisière. Car lorsque le maître à jouer écossais est en forme, il est capable de retourner une partie à lui seul.
Pour espérer rallier la finale de la Champions Cup, l’UBB devra donc étouffer son principal danger… dès les premières minutes du match.






