Trois mois seulement après son départ de l’Union Bordeaux-Bègles, Jon Echegaray a déjà conquis l’Europe avec Montpellier. Vendredi soir, le jeune arrière basque de 20 ans a soulevé la Challenge Cup, remportée haut la main par le MHR face à l’Ulster à Bilbao (59-26). Un moment fort qu’il savoure pleinement.
Invité de 100% Rugby sur ICI Pays Basque, le natif de Biarritz est revenu sur ce triomphe vécu presque à domicile, à seulement une heure et demie de Bidart, où tout a commencé pour lui. « Ce n’est que du bonheur, les célébrations ont été bonnes pendant deux jours. » a confié Echegaray, révélant l’ampleur de sa joie.
L’arrière a également comparé ce succès avec son précédent titre européen, décroché l’an dernier avec Bordeaux, où il n’avait pas vraiment été actif : « J’avais vécu ça avec Bordeaux l’an dernier, mais j’étais 24e, donc j’étais pas forcément sur la feuille de match. » Cette fois, l’expérience fut totalement différente : « Là le fait d’être sur le terrain et tout ça, c’est quand même un truc en plus. » Et le cadre rapproché de sa région natale a renforcé l’émotion : « En plus à Bilbao, à 1h30 de la maison, où il y a toute la famille et tous les copains qui viennent voir, c’est encore plus fort. »
Après la victoire, les Montpelliérains ne se sont pas fait prier pour faire la fête dans la nuit basque. « On est resté à Bilbao le vendredi soir. On avait réservé un petit truc privatisé où on a profité avec nos familles, les joueurs, le staff, on a passé un très bon moment. » Mais pas question de se relâcher trop longtemps : « Aujourd’hui, retour au boulot pour la réception de Pau qui va être importante ce week-end. »
Revenu sur son choix de quitter l’UBB en plein cours de saison, Echegaray explique : « Pour être honnête, ça a été vraiment très vite, il fallait que je prenne une décision rapidement. » Confronté à une forte concurrence chez les arrières bordelais, avec Rayasi et Romain Buros, il a opté pour Montpellier : « Vu que je n’avais pas trop de temps de jeu du côté de Bordeaux, avec la grosse concurrence qu’il y a, il faut le dire, avec Rayasi et Romain Buros, j’ai fait le choix de venir ici à Montpellier. »
Le Basque apprécie aujourd’hui la confiance que lui accorde le staff héraultais : « Les coachs m’ont fait confiance et là ils m’ont mis remplaçant sur cette finale, ce qui prouve aussi qu’ils ont confiance en moi. » Sans ambiguïté, il conclut : « En tout cas, j’ai fait le bon choix. » Surtout, pour lui, ce changement était essentiel : « J’avais besoin de changement, d’un nouveau projet, d’aller dans un club aussi qui vise des titres. » Pour l’instant, rien ne vient contredire cette décision.






