L’avenir du Stado Tarbes a déclenché une vive polémique lors du conseil municipal tenu ce mardi 26 mai. Au cœur des échanges, la décision d’octroyer une subvention exceptionnelle de 125 000 euros pour soutenir le club de rugby, relégué en Fédérale 3, a suscité un débat houleux.
La majorité municipale, menée par le maire Pascal Claverie, a défendu cette aide financière cruciale pour la reconstruction du Stado. Élisabeth Brunet, adjointe aux sports, a tenu à rassurer les élus : « Le Stado TPR poursuit son travail de restructuration, les recrutements avancent, c’est un projet sérieux qui est en train de se construire. » Selon le maire, près de vingt joueurs ont déjà été engagés pour préparer la prochaine saison, avec un budget estimé à environ 500 000 euros.
En revanche, l’opposition a vivement critiqué la méthode. Michel Garnier a fustigé « un manque total de garanties autour du dossier » et dénoncé que « cette subvention n’a pas été soumise à la commission sport et, par ailleurs, elle a été annoncée comme étant acquise alors même qu’elle n’avait pas encore été proposée au vote. » Il a insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence : « Nous avons besoin de transparence, nous ne pouvons pas signer un chèque en blanc. Nous sommes prêts à aider mais pas les yeux fermés, comme cela a peut-être été trop fait ces dernières années. » Il a aussi demandé des précisions sur les partenaires, les modalités, le projet sportif et les engagements.
Face aux critiques, Pascal Claverie a haussé le ton, affirmant notamment qu’il ne souhaite plus voir d’élus municipaux siéger au conseil d’administration du club. Il a directement visé certains anciens responsables locaux du rugby : « Le Stado a été contaminé par les dettes du TPR dont vous étiez l’administrateur. » Puis, adressant une attaque cinglante : « Ne vous arrogez pas seulement les victoires mais aussi les défaites. Après cette gestion minable, sauver le Stado était une question de quart d’heure. »
Le débat a rapidement tourné au règlement de comptes. Éric Peyrègne a dénoncé une gestion calamiteuse : « L’association a déjà payé les dettes de la SASP. L’association a également été très mal gérée. J’ose espérer que la société Acchini ne sera pas partenaire accompagnateur car le dirigeant fait partie des fossoyeurs du club. »
Malgré ces tensions, la subvention de 125 000 euros a été adoptée à l’unanimité après près de trente minutes de débats. Pierre Lagonelle s’est montré surpris par la virulence des échanges : « Si vous n’avez plus envie de soutenir le club, vous le dites. » Michel Garnier lui a répondu en mettant en garde le maire : « Monsieur le maire, ne vous portez pas en sauveur du Stado, jamais à votre place nous n’aurions laissé mourir le Stado. » Avant de conclure : « J’aurais demandé un véritable projet. »







