Reda Wardi, pilier international français, a choisi de quitter La Rochelle cet été pour rejoindre Montpellier, un retour aux sources dicté par une raison profondément personnelle. À 30 ans, l’ancien Rochelais retrouvera non seulement sa ville natale mais surtout sa mère, une figure clé dans son parcours sportif et personnel.
Dès son enfance, la mère de Reda Wardi a inculqué l’importance du sport dans sa vie. « Dans son éducation, le sport était très important. Elle n’aimait pas que je passe mon temps libre à la maison. Il fallait que je fasse deux ou trois sports en même temps. C’était vraiment très important pour elle parce qu’elle voyait le sport comme une façon de m’éduquer », confie le joueur à L’Équipe. Avant de découvrir le rugby à Montpellier, il a pratiqué la natation, le football, le basket et le taekwondo. « On habitait dans le bâtiment juste à côté du terrain synthétique d’entraînement du MHR, à côté du stade. Il y avait seulement 10 mètres à faire ! » se souvient-il.
Cette proximité avec le rugby, sa mère l’a toujours encouragée : « Au contraire, elle me disait de faire ce que je voulais, afin que je trouve mon épanouissement. »
Après ses débuts au Montpellier Hérault Rugby, Wardi a évolué à Béziers puis a rejoint La Rochelle en 2019, s’éloignant géographiquement de sa famille. Malgré la distance, le lien est resté solide. « Dès qu’elle peut, elle vient me voir à La Rochelle et reste deux ou trois semaines. Quand je retournerai à Montpellier cet été, on sera dans la même ville. C’est vrai qu’on a vécu pas mal de temps loin l’un de l’autre », explique-t-il. Ce lien particulier s’explique aussi par leur histoire familiale : « Mon père a eu d’autres enfants qui sont mes frères et sœurs. Mais du côté de ma mère, je suis fils unique. C’est pour ça qu’il y a un lien si fort. »
Plus qu’une mère, elle est désormais son premier supporteur et même son premier analyste. Passionnée de rugby, elle observe tous les championnats, « même quand je ne joue pas, elle voit tous les matches tous les week-ends, pour observer comment ça joue à côté ». Après chaque rencontre, un rituel immuable : « Elle me fait tout le temps des retours sur mes matches. À chaque fois, j’ai un message, c’est devenu un rituel. Ensuite, je l’appelle parce que je sais qu’elle vit le match avec moi. Elle est très exigeante et ça m’aide beaucoup. »
Professionnellement, ce retour à Montpellier doit permettre à Reda Wardi de relancer ses ambitions internationales. Fort de 16 sélections en équipe de France, il est déterminé à retrouver le XV de France et vise la Coupe du monde 2027. « C’est ma source de motivation première. Surtout quand tu vois que la Coupe du monde arrive bientôt », confie-t-il.
Après sept saisons et plus de 150 matches sous le maillot de La Rochelle, Reda Wardi s’apprête donc à entamer un nouveau chapitre de sa carrière, à quelques minutes de celle qui l’a toujours soutenu et guidé dans son parcours.







