Montpellier se prépare à un rendez-vous crucial ce samedi soir à Marseille, où il affrontera le Stade Français en demi-finale du Top 14. Au cœur de cette rencontre décisive, le MHR pourra compter sur l’expérience précieuse de Billy Vunipola. À 33 ans, ce troisième ligne international anglais reste une pièce maîtresse du club héraultais, alliant puissance et motivation intacte.
Pour Vunipola, la clé de la montée en puissance de Montpellier réside dans la force du collectif. « C’est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment mesurer. Nous sommes une équipe. Ça paraît simple, mais c’est ce qui nous a permis de gagner certains matches à l’extérieur. Je repense notamment au match contre Clermont, où nous avons joué 20 minutes à quatorze après un carton orange. On ne peut réussir cela qu’avec un groupe prêt à se battre les uns pour les autres, à courir et travailler pour les autres, même sans ballon. »
Le joueur n’ignore pas les épreuves traversées ces dernières années, qu’il considère comme un socle solide pour construire l’équipe actuelle. « J’ai apprécié ce parcours avec Montpellier. L’an dernier a été difficile, mais la saison précédente l’avait été encore plus alors que je n’étais même pas là. Cela nous a donné une bonne base pour construire. J’espère simplement que nos souvenirs ne s’arrêteront pas demain et que nous continuerons à en créer d’autres. Parce qu’une fois que tout est terminé, même si vous soulevez le trophée, personne ne continuera à vous taper dans le dos pendant un an : tout recommence. »
Au-delà des défis, c’est aussi dans l’évolution des mentalités que réside la réussite du MHR. « Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi cela a changé, mais il y a une vraie volonté de faire passer l’équipe avant soi-même et de servir le collectif. C’est pour cela que nous sommes heureux d’être ici aujourd’hui. Nous voulons évidemment aller plus loin, mais le premier obstacle, c’est le Stade Français. Et nous ne pourrons le battre qu’en étant un groupe. Cela ne concerne pas seulement les 23 joueurs, mais tout le monde. Le niveau des oppositions à l’entraînement cette semaine a été très élevé et j’espère que cela nous a mis dans les meilleures dispositions pour demain. »
Malgré un palmarès impressionnant couronné de nombreux titres avec les Saracens et l’équipe d’Angleterre, Vunipola affiche une motivation toujours vive. Ce qui le pousse à persévérer chaque jour ? « Il y a une petite voix sur mon épaule qui me dit que je ne suis pas assez bon. C’est elle qui me pousse à me lever chaque matin et à travailler dur. Pas forcément pour devenir meilleur, mais pour me prouver que je peux continuer à le faire. Le jour où cette petite voix disparaîtra, vous ne me verrez probablement plus. »
Plus que la perspective de décrocher un trophée, c’est le chemin parcouru qui compte à ses yeux. « Pour moi, ce n’est pas vraiment le fait de gagner qui compte, c’est le voyage qui mène à la victoire. Quand j’ai remporté des titres auparavant, il y avait toujours un mélange de bonheur et de tristesse, parce que cela signifie aussi la fin de quelque chose. C’est ce que j’essaie de rappeler aux garçons : ce sont les moments du quotidien dont on se souvient. Quand le coup de sifflet final retentit et que vous gagnez un trophée, le lendemain tout recommence, tout le monde repart de zéro. »
Montpellier et Billy Vunipola tenteront donc d’écrire une nouvelle page de leur histoire samedi, forts d’un esprit d’équipe renforcé et d’une détermination intacte.







