À quelques heures de la finale du Top 14 opposant le Stade Toulousain au Montpellier Hérault Rugby, Louis Picamoles prend le contre-pied des pronostics dominants. Alors que Toulouse s’impose comme le grand favori après sa démonstration face au Racing 92, l’ancien troisième ligne international estime que Montpellier est largement sous-estimé.
Formé à Montpellier avant de conquérir trois Boucliers de Brennus avec Toulouse, Picamoles connaît parfaitement les deux formations. Selon lui, cette finale est loin d’être jouée d’avance.
« On enterre un peu vite Montpellier », déclare-t-il dans une interview accordée à Sud-Ouest. « C’est quand même le premier contre le deuxième. Montpellier reste sur 23 victoires lors de ses 26 derniers matches et a totalement maîtrisé sa demi-finale. »
Pour l’ancien international tricolore, la performance toulousaine face au Racing ne doit pas éclipsé la saison réalisée par le MHR. « Un match a suffi pour que tout le monde dise que Toulouse est archi-favori, mais je ne pense pas que les deux équipes tombent dans ce piège. Montpellier a fait une grande saison, il peut avoir de l’ambition. Il ne doit surtout pas y aller en victime. Pour moi, il y aura un vrai match samedi. »
Picamoles insiste également sur l’importance de la conquête dans cette finale. « La conquête. On parle beaucoup des Toulousains, mais leur demi-finale est d’abord partie du paquet d’avants. Montpellier a aussi construit sa saison sur cette identité-là. Le rugby démarre devant, et samedi ce sera encore le cas. Ce combat sera déterminant pour savoir qui soulèvera le Bouclier. »
Interrogé sur ses préférences, Louis Picamoles ne cache pas son attachement profond à son club formateur. « Je n’ai vraiment pas de pronostic, et je le dis sans mauvaise foi. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas identifié de vainqueur à l’avance. »
Mais son cœur a déjà choisi son camp : « Je serai bleu et blanc samedi. Montpellier, c’est mon club formateur, c’est un club qui coule dans mes veines. Je suis très attaché au Stade Toulousain, mais aujourd’hui je suis investi au quotidien à Montpellier. Les Toulousains savent cet attachement et ne m’en voudront pas, je ne me suis jamais caché de cette identité. »
Samedi soir, Picamoles sera donc derrière le MHR, convaincu que les Héraultais disposent de bien plus d’arguments que ce que beaucoup imaginent pour venir à bout du quadruple champion de France.







