
Vice-champion de France au terme d’une saison réussie, Montpellier a retrouvé une place parmi les meilleures équipes du Top 14. Une renaissance collective qui a également permis à Florian Verhaeghe de revenir au premier plan et de retrouver le XV de France. Très attaché au MHR, le deuxième ligne regrette pourtant que son club continue de souffrir d’une réputation qu’il estime largement dépassée.
L’ancien Toulousain assure avoir trouvé à Montpellier un environnement qui lui correspond parfaitement. Il décrit un vestiaire soudé, un groupe tourné vers le collectif et un projet qui, selon lui, mérite un regard bien différent de celui qui lui est souvent porté.
« On nous décrit comme des mercenaires »
Florian Verhaeghe estime dans Midi Olympique que le MHR souffre encore d’une image qui ne reflète plus la réalité du club.
Le deuxième ligne regrette les clichés qui entourent encore Montpellier.
« Il ne faut surtout pas croire que je critique le vestiaire toulousain, mais je dirais que celui de Montpellier me correspond davantage. La ville de Montpellier vit moins exclusivement pour le rugby. Les joueurs sont peut-être un peu plus « lambda », et tout me semble plus simple. (…) Montpellier est un club très attachant. Il faut y être pour le comprendre. L’image qu’en ont beaucoup de gens est fausse. On nous parle toujours des joueurs étrangers, alors qu’on a énormément de Jiff. On nous décrit comme des mercenaires aussi, alors que ce n’est pas le cas. Pendant la tournée avec les Bleus, des mecs mettaient des pièces à Reda (Wardi) qui va nous rejoindre en le traitant de mercenaire. Mais c’est faux. »
S’il reconnaît que le club a parfois connu des périodes agitées, Verhaeghe estime que Montpellier a profondément changé ces dernières saisons.
« Aujourd’hui, j’aimerais y rester »
Arrivé au MHR en 2020, le deuxième ligne explique que son attachement au club n’a cessé de grandir.
Florian Verhaeghe raconte pourquoi il se sent désormais pleinement épanoui à Montpellier.
« Après, je vous rejoins sur le fait que le club n’est pas très stable : cette année, je m’y sens trop bien alors qu’il y a deux ans, je ne pouvais plus voir personne ! (rires) Mais c’est comme ça. Toutes ces mésaventures ont aussi fait qu’on s’est beaucoup resserrés autour du vestiaire. Aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir rejoint Montpellier. Et si les choses continuent comme ça, j’aimerais y rester. »
Un projet qui lui donne envie de gagner des titres
Pour Verhaeghe, la progression du MHR ne se limite pas aux résultats de l’équipe première. Il met également en avant le développement de la formation et la stabilité retrouvée du club.
Le Montpelliérain voit un avenir prometteur pour le MHR.
« Oui, parce que c’est un club jeune qui continue de grandir. C’est un club qui a eu une mauvaise image par le passé, mais elle ne se justifie plus à l’heure actuelle. Le club a relancé la formation, les équipes de jeunes remportent des titres, l’école de rugby se développe. Il y a quelque chose d’intéressant à construire ici. Aller chercher des titres que le club n’a jamais gagnés, c’est une vraie motivation. »
Le deuxième ligne se montre également optimiste pour la saison à venir, malgré la déception de la finale perdue.
Il estime que le MHR est sur la bonne voie pour s’installer durablement parmi les meilleures équipes du championnat.
« Oui, on le sera. Mais j’espère qu’on digérera mieux cette finale 2026 que la dernière fois qu’on en a joué une ! J’espère qu’on gardera cette stabilité pour continuer à construire. Si l’après est bien géré, j’ai le sentiment que la saison qui vient de s’écouler peut être très constructive. (…) Elle est forcément moins aboutie parce qu’il manque le titre. En revanche, elle est peut-être plus prometteuse. (…) Aujourd’hui, j’ai davantage le sentiment que le projet avance dans la bonne direction. Il nous faut juste garder cette stabilité, et cela sera très bien. »
Au-delà de son retour en équipe de France, Florian Verhaeghe entend désormais poursuivre l’aventure avec un MHR qu’il considère en pleine évolution. Convaincu que le club a tourné une page de son histoire, il espère désormais contribuer à lui offrir les premiers grands titres qui manquent encore à son palmarès.







