Fin janvier, Uini Atonio, pilier droit international du Stade Rochelais, a vu sa carrière de rugbyman brutalement interrompue suite à un accident cardiaque. Ce choc inattendu est survenu lors d’un échauffement avant un match contre Clermont, où l’on croyait initialement à une simple blessure intercostale ou sternale. Contraint de déclarer forfait quelques minutes avant le coup d’envoi, le joueur a évité le pire grâce à la vigilance du staff médical.
Hospitalisé et opéré, Uini Atonio a depuis vu son état se stabiliser, laissant place à un soulagement partagé. Ce qui semblait être un mal bénin s’est révélé être un problème cardiaque sérieux, bouleversant ainsi ses plans sportifs.
Trois mois après cet épisode, Paul Boudehent, troisième ligne de La Rochelle, témoigne auprès de L’Équipe : « Il est fidèle à lui-même. Dans le comportement, le Uini d’avant et le Uini de maintenant, c’est pareil. »
Le 21 mars dernier, le pilier était de retour à Deflandre, non plus sur le terrain, mais dans les tribunes, où il a assisté à la victoire de son équipe face à la Section Paloise (20-6).
Désormais, son objectif est clair : « reprendre son rôle de coach de la mêlée dès cet été ». Bien que rien ne soit encore officiellement décidé, tout semble indiquer qu’Uini Atonio pourra reprendre les rênes de la mêlée du Stade Rochelais.
En attendant, il entretient sa forme en suivant un programme cardio. Reda Wardi raconte : « On le voit souvent au stade et au centre d’entraînement, il fait ses exercices. Des fois, on le charrie, on lui dit qu’il s’entraîne plus qu’avant ! (Rire.) »
Le centre Adrien Séguret confirme également cette assiduité : « On le voit assez souvent. Pas tous les jours, mais presque. Il vient en salle kiné pour discuter et faire son sport. Il transpire un peu. (Sourire.) Il n’a pas changé. La seule différence, c’est qu’il a perdu un peu de poids, donc il prend moins de place. (Rire.) Il a toujours sa joie de vivre. »
Discret au centre d’entraînement, Uini Atonio garde ses émotions pour lui. Reda Wardi ajoute : « Dans son quotidien, il ne veut pas trop montrer ses émotions parce qu’il n’est pas comme ça du tout. Uini, c’est quelqu’un de très fort. Physiquement, tout le monde le sait. Mais dans sa tête aussi. »
Enfin, Andy Timo dresse un portrait chaleureux du joueur : « Franchement, il est hyper solaire, toujours le sourire, toujours à mettre les pièces qu’il faut. (Rires.) Il est toujours là, au bord du terrain, autour de la mêlée souvent. J’aurais aimé pouvoir jouer avec lui. Le croiser à la salle kiné, à la salle de muscu, au bord du terrain, c’est hyper plaisant, parce que c’est une légende du rugby français. Parfois, je le croisais à Marcoussis quand j’étais avec le sept et lui avec le quinze. Il est toujours pareil, à faire des blagues. Il ne changera pas : souriant, adorable. Trop gentil. »
Uini Atonio incarne aujourd’hui le courage et la détermination, prêt à relever un nouveau défi au sein du rugby, loin des terrains mais toujours au cœur du jeu.







