Le troisième ligne de La Rochelle, Paul Boudehent, a traversé une phase particulièrement difficile lors du dernier Tournoi des 6 Nations. Révélation de l’édition 2025, il a été brutalement freiné par une rechute au genou gauche, survenue juste avant le match décisif contre l’Angleterre.
### Le traumatisme du Crunch manqué
Alors qu’il multipliait les efforts pour revenir à son apogée, le Rochelais a dû renoncer au pire moment : la semaine précédant le mythique France-Angleterre du 14 mars dernier. Ce coup d’arrêt a provoqué chez lui une profonde déception, la plus intense de toute sa carrière professionnelle.
Dans un témoignage poignant accordé à *Midi Olympique*, l’international français a partagé son désarroi face à ce rendez-vous manqué :
« La période du 6 Nations a été compliquée pour moi, avec cet espoir de jouer qui ne vient pas parce que je me blesse à la fin. J’espérais tellement, j’ai bossé comme un âne pour revenir vite et surtout bien. Quand les portes allaient s’ouvrir pour moi, sur ce dernier match contre l’Angleterre, je me blesse à l’entraînement. C’est, à vivre, horrible ! D’être condamné à regarder ça, à ne pas le vivre surtout, je pense que j’ai rarement… C’est la période de ma vie où j’ai le moins pensé au rugby, le moment de ma carrière où j’ai ressenti le plus de déception. J’en ai presque voulu au rugby. Je me suis dit « allez, c’est bon, je mets ça de côté… » »
### Un besoin vital de s’éloigner du monde du rugby
Pour surmonter cette épreuve, Paul Boudehent, qui compte 21 sélections, a ressenti le besoin de se couper totalement de l’univers rugby. Pendant sa rééducation, il s’est protégé de la pression médiatique et populaire afin de retrouver le plaisir de jouer.
Le joueur a aussi confié à quel point il lui était difficile d’exister en dehors de son statut d’athlète :
« Le problème, et ce qui est très frustrant pour moi qui aime parler d’autre chose que de rugby, c’est que les gens ne nous parlent que de rugby. Malheureusement, pour tout le monde, je suis joueur du Stade rochelais avant d’être Paul Boudehent. Dans ces moments-là, je préfère faire parler les autres. Quand tu dis « on arrête de parler de rugby », tu découvres les personnes. »
Après avoir soigné ses blessures au tendon rotulien, au dos et aux cervicales, le troisième ligne a retrouvé la compétition à la mi-avril, déterminé à tourner la page de cette période douloureuse.







