Le temps passe, mais certaines blessures restent indélébiles. Un an après la tragique disparition de Josaia Raisuqe dans un accident de la route, le Castres Olympique et toute la ville vivent toujours sous le poids d’une émotion immense. Le souvenir du Fidjien est partout, au club, chez les supporters, dans les rues : « Comme si le choc du 8 mai 2025 n’avait jamais réellement quitté les esprits. »
Ce matin-là, vers 8 heures, Josaia Raisuqe se rend au centre d’entraînement du Lévézou, où le groupe castrais prépare un rendez-vous crucial face à Clermont. Mais arrivé sur place, l’ailier réalise qu’il a oublié des affaires chez lui. Il reprend alors la route sur la D51, en direction de Sémalens. Quelques minutes plus tard, le drame survient.
Au passage à niveau de la ligne Toulouse-Mazamet, pour une raison encore inconnue, le joueur franchit les barrières de sécurité. Le train express régional, lancé à environ 100 km/h, percute violemment son véhicule, qui est traîné sur près de 200 mètres. Josaia Raisuqe meurt sur le coup.
La nouvelle se répand rapidement à Castres, plongeant la ville et le club dans une profonde stupeur. En signe de respect, le match de Top 14 prévu ce week-end-là est annulé. Deux jours plus tard, le stade Pierre-Fabre devient un lieu de recueillement où plus de 1 500 personnes rendent hommage au jeune joueur dans une ambiance bouleversante. Depuis, le souvenir de « Jojo » ne cesse d’habiter les cœurs des supporters castrais.
Aujourd’hui encore, les marques d’affection persistent. Sur le lieu de l’accident, les fleurs sont régulièrement renouvelées, témoignant d’une mémoire toujours vive. Pour beaucoup, Josaia Raisuqe demeure bien plus qu’un ancien joueur du CO. « Son sourire, sa personnalité, son énergie et son attachement au club ont profondément marqué tout un environnement. »







