À quelques heures de la finale de Champions Cup face au Leinster, Laurent Marti, président de Bordeaux-Bègles, s’est livré dans les colonnes de L’Équipe.
Malgré le premier titre européen décroché l’an dernier, il refuse toujours de considérer l’UBB comme un grand club du rugby français. Pour lui, la conquête du Bouclier de Brennus reste indispensable pour inscrire Bordeaux dans la légende.
« Je l’aurais vécu comme un échec »
Laurent Marti est revenu sur l’immense soulagement ressenti après le sacre européen de 2025. « Ce qui m’inquiétait, c’était qu’on puisse ne rien gagner un jour. » Pendant longtemps, la peur de rester sans trophée l’a accompagné.
Le président rappelle également les limites financières du club bordelais face aux géants du Top 14 : « Nous, on est les Girondins de Bordeaux et on doit battre le Real Madrid ou le PSG pour gagner un titre. » Puis il confesse : « Je l’aurais vécu comme un échec de ne jamais rien gagner. »
« L’UBB n’est pas encore un grand club »
Le point le plus marquant de son intervention concerne le statut actuel de Bordeaux-Bègles. « Non, selon moi, l’UBB n’est pas encore un grand club. Pour rentrer dans l’histoire du rugby, il faut plus qu’un titre. Sinon, tu es une espèce d’étoile filante. Jusqu’à présent, on était le petit nouveau qui montait progressivement. Une fois que tu as gagné un titre, tu dois rester en haut. Et ça, c’est hyper dur. Un seul a réussi en France, on sait tous lequel. Tous les autres ont connu des coups de mou derrière. On a découvert une nouvelle pression cette saison. Elle n’est pas facile à gérer. Dans notre inconscient à tous, on a bien vu d’ailleurs ces dernières semaines qu’il nous tardait d’être à cette nouvelle finale contre le Leinster. »
« Le plus dur, c’est de rester en haut »
Pour Laurent Marti, la véritable bataille commence après un premier sacre. « Une fois que tu as gagné un titre, tu dois rester en haut. Et ça, c’est hyper dur. » Avant d’ajouter : « On a découvert une nouvelle pression cette saison. »
« Pour marquer l’histoire, il faut gagner le Brennus »
Enfin, le président bordelais confirme que le Bouclier de Brennus demeure son obsession première. « J’ai découvert une compétition fabuleuse avec la Champions Cup. Mais pour marquer l’histoire du rugby, il faut gagner le Brennus. Sinon, il nous manquera quelque chose dans notre palmarès. »







