Il y a tout juste deux ans, Montpellier luttait pour sa survie en Top 14 lors d’un barrage haletant contre Grenoble. Ce samedi, le MHR s’apprête à disputer une demi-finale face au Stade Français au stade Vélodrome, une progression spectaculaire que Bernard Laporte attribue largement au travail du staff.
Le directeur du rugby montpelliérain, admiratif, ne cesse de louer l’engagement de l’équipe entourant Joan Caudullo. « C’est un régal de travailler avec eux, de les voir évoluer ça me rappelle vraiment ma jeunesse. Et quand tu as de l’âge, c’est bien d’être avec des jeunes. » Selon lui, la force de ce groupe réside dans son esprit d’équipe. « Tout le staff est très solidaire, personne ne tire la couverture à soi. Je suis à toutes les réunions, je les vois travailler, c’est très sérieux, c’est très appliqué, il n’y a pas de star. Il y a des gens qui œuvrent pour le club, il y a des gens qui sont passionnés, il y a des gens qui sont compétents. Ils ont plein d’espoir, plein d’enthousiasme, plein d’envie et ils transmettent cette envie aux joueurs. »
Au cœur de ce dispositif, Joan Caudullo occupe le rôle clé de manager général. Bernard Laporte le rappelle clairement : « Il y a un manager général, il s’appelle Joan Caudullo, c’est lui qui décide. Moi, je fais en sorte que ça fonctionne bien. Je ne veux surtout pas sa place. C’est important. Je le dis souvent chacun doit rester dans son couloir. » Laporte salue l’efficacité et le tempérament de Caudullo : « C’est une évidence à ce poste-là. C’est quelqu’un qui donne un tempo, qui est appliqué, qui travaille beaucoup, consciencieux, qui connaît le rugby mais qui sait bien déléguer. Le rugby, ce n’est pas son problème. Il sait faire mais il sait qu’il y a meilleur que lui. Moi, je n’aurais pas fonctionné comme ça. Mais on est différents de par notre formation. Moi, je faisais tout. Je voulais tout faire. Mais au bout d’un moment, tu t’aperçois que c’est complètement con. Jo, il sait bien gérer son staff c’est quelqu’un d’agréable à côtoyer. Je suis ravi que les résultats soient là. Il le mérite. Il sait lui aussi que le plus dur nous attend, et qu’il faudra qu’on soit solidaires ensemble, et on le saura. »
Parmi les membres du staff, Geoffrey Doumayrou a particulièrement retenu l’attention de Laporte, qualifié de « révélation ». « C’est un très gros entraîneur, ce n’est pas pour rien que le XV de France le drague. C’est une révélation. Il est hyper compétent dans son domaine hyper passionné. Quand tu le vois travailler, quand tu l’écoutes, tu sens qu’il est dans son truc, qu’il maîtrise bien son sujet. Il transmet de l’énergie. Il a la reconnaissance d’un bon joueur qu’il a été, il est écouté, et oui, c’est important. » Concernant une possible intégration au staff national, Laporte se veut prudent : « On veut le garder, je crois qu’il veut aussi rester ici. Mais s’il peut avoir une expérience internationale, ce serait bien. »
Bernard Laporte ne manque pas de mettre en lumière l’ensemble de son encadrement. À propos de Benoît Paillaugue, il souligne la complexité de sa mission : « Benoît, il a la mission la plus compliquée car il y a un ballon. Il a progressé. Au début, il était jeune, avec le poste pour moi le plus difficile, l’attaque. Là, on voit qu’aujourd’hui, il est imprégné. Il a compris beaucoup de choses, qui est passionné, qui adore ce sport, qui fait bien son boulot. Pour moi, c’est lui qui a la tâche la plus difficile. »
Sur Antoine Battut, Laporte insiste sur son calme et son engagement : « C’est quelqu’un d’assez calme, assez engagé sur le terrain, il sait ce qu’il veut, il sait où il veut aller, il le transmet. Je connaissais Antoine quand j’entraînais, c’était un très gros joueur de touche. C’est quelqu’un d’intelligent, passionné par le jeu d’avant, passionné par la touche, c’est un gros entraîneur des avants. C’est quelqu’un qui, à terme, comme Geoffrey, aura une évolution, capable de faire autre chose. Ce sont des gens qui ont de l’avenir. »
Didier Bes, expert mêlée, est également apprécié : « Didier, moi je le connais plus parce qu’il est de mon âge, on a joué l’un contre l’autre. J’adore aller regarder les séances de mêlée. Tu sens que Didier maîtrise son truc, il est à l’aise, la mêlée c’est son truc. Je prends beaucoup de plaisir à aller regarder ses séances de mêlée. »
Enfin, le Néo-Zélandais Benson Stanley reçoit aussi les louanges de Bernard Laporte pour sa rigueur et sa méthode : « Benson, ça fait partie des quelques mecs qui ne sont pas du club, tout comme moi d’ailleurs. C’est la rigueur, c’est la méthode néo-zélandaise. C’est la qualité dans le nettoyage, dans l’organisation, dans la libération de balles, c’est des choses qui sont très importantes. Il est très bon sur les skills, passionné aussi. Il est aussi énergique, il ne parle pas souvent, mais quand il parle, il y a de l’énergie, il y a de l’enthousiasme, il y a de l’envie, et ça, ça se transmet. »
Montpellier, porté par un staff uni et passionné, semble plus que jamais prêt à relever les défis qui l’attendent dans cette fin de saison top 14.







