Avant d’affronter le Stade Toulousain en finale du Top 14, Bernard Laporte est revenu sur deux recrutements très controversés à Montpellier : ceux de Mohamed Haouas et Wilfrid Hounkpatin. Le directeur du rugby du MHR assume pleinement ces choix, soulignant le rôle déterminant du président Mohed Altrad dans leur validation.
“Lorsque Montpellier a décidé de relancer Mohamed Haouas et de recruter Wilfrid Hounkpatin l’été dernier, les critiques ont été nombreuses”, rappelle Laporte. À quelques heures de la finale, il explique pourquoi le club a choisi de leur faire confiance.
Bernard Laporte raconte à Midi Olympique avoir d’abord consulté Mohed Altrad : « Quand on nous a proposé Mohamed Haouas ou Wilfrid Hounkpatin, j’en ai d’abord parlé au président Altrad. Alors, il a eu une phrase formidable. Il a dit : « Je veux donner une deuxième chance à ces gens-là. » Mohed est récompensé, aujourd’hui. »
Le directeur du rugby refuse de réduire ces joueurs à leurs erreurs passées. « Ces mecs, ils ont déconné à un moment de leur vie. Il faut dire les choses comme elles sont. Mais les gens vieillissent, grandissent, évoluent, deviennent meilleurs. Ce ne sont pas des voyous, loin de là. »
Il défend particulièrement Mohamed Haouas, qu’il décrit comme un joueur simple à gérer : « “Momo”, c’est une pâte, un amour de mec. Il est facile. Les mecs qui n’ont pas réussi à le gérer n’ont jamais rien géré de leur vie. Haouas, il est disponible, généreux et le reste, ce sont des conneries. »
Selon lui, cette nouvelle dynamique a aussi profité à d’autres joueurs du MHR. « Autour de lui, d’autres ont aujourd’hui retrouvé leur niveau réel : je pense à Florian Verhaeghe, Enzo Forletta… Aussi, Baptiste Erdocio a grandi, Auguste Cadot a grandi. In fine, on a retrouvé une équipe et, à ce titre, ce jeune staff réalise un travail incroyable. »
Il souligne par ailleurs le travail exemplaire du staff dirigé par Joan Caudullo : « Joan Caudullo, Geoffrey Doumayrou, Benoît Paillaugue, Antoine Battut et tous les autres sont talentueux, travailleurs et déterminés. Ils aiment le club et cet amour, ils le transmettent à leurs joueurs. »
Enfin, Bernard Laporte estime que Montpellier est en train de retrouver une identité forte, portée par un public de plus en plus engagé : « Nous ne sommes pas les meilleurs du monde. Mais nous avons une bonne mentalité. J’ai l’impression qu’il se passe un truc, à Montpellier. On ne peut pas dire que le rugby soit le premier sport de la ville – en ce sens, ce contexte me rappelle beaucoup mes années au Stade français où tout s’arrêtait une fois le match terminé – mais depuis trois mois, le stade est toujours plein. On sent que quelque chose est en train de se passer, oui. »







