
L’idée d’agrandir le Stadium de Toulouse refait parler d’elle, mais cette fois pour de mauvaises raisons. Alors que le projet figurait parmi les ambitions affichées par le maire Jean-Luc Moudenc, le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a refroidi les ardeurs en rappelant une contrainte majeure : la situation du stade en zone inondable.
À cela s’ajoute un autre élément de taille : le Toulouse FC ne semble plus faire de l’extension du Stadium une priorité.
La Dépêche fait le point sur ce dossier.
Le préfet alerte sur un obstacle majeur
Avant de quitter ses fonctions, Pierre-André Durand a évoqué les difficultés que représenterait un agrandissement du Stadium, dont la capacité pourrait passer de 33 000 à 43 000 places.
Le préfet estime que le projet pourrait se heurter à de fortes contraintes liées à la sécurité.
« Ce n’est pas une position officielle. »
Il a toutefois reconnu qu’un tel dossier serait particulièrement difficile à faire aboutir.
« Extrêmement compliqué. »
Selon lui, la localisation du Stadium sur l’île du Ramier, en zone inondable, pourrait conduire l’État à s’opposer au projet si celui-ci venait à être officiellement présenté.
Jean-Luc Moudenc refuse d’enterrer l’idée
Le maire de Toulouse ne partage toutefois pas cette analyse.
Pour lui, le préfet s’est contenté de rappeler le cadre réglementaire existant, sans condamner définitivement le projet.
Jean-Luc Moudenc estime que des solutions techniques pourraient être étudiées avec les services de l’État si un agrandissement devait réellement être lancé.
Le projet reste donc théoriquement envisageable, mais il nécessiterait un important travail de conception avant même d’être validé.
Le Toulouse FC ne semble plus convaincu
Au-delà des contraintes administratives, un autre frein apparaît.
L’ancien président du TFC, Damien Comolli, était favorable à un Stadium agrandi. Depuis son départ, le discours du club a changé.
Le nouveau président, Olivier Cloarec, privilégie aujourd’hui d’autres investissements, notamment le futur centre de performance estimé à 18 millions d’euros.
Le contexte économique, marqué par la baisse des droits télévisés, pousse également le club à la prudence.
Avec une affluence moyenne d’environ 25 000 spectateurs par rencontre, le Toulouse FC ne considère d’ailleurs plus l’agrandissement du Stadium comme une nécessité immédiate.
Entre les contraintes liées aux risques d’inondation, l’absence de financement identifié et les nouvelles priorités du TFC, le projet de Grand Stadium semble aujourd’hui plus incertain que jamais.







