
Une semaine après avoir été condamné à une amende de 2,88 millions d’euros pour de nouvelles infractions au règlement du Salary Cap, le Stade Toulousain a décidé de faire appel. Mais alors que le club espère obtenir une décision plus favorable devant la Commission d’appel de la FFR, de nouvelles révélations viennent alimenter le dossier.
Selon les informations de L’Équipe, deux joueurs du Stade Toulousain auraient perçu des primes particulièrement élevées après le sacre en Top 14 lors de la saison 2024 / 2025.
Deux primes de 150 000 euros
L’un des volets de la décision rendue le 3 juillet concerne des primes de victoire accordées à quatre joueurs à l’issue de la saison 2024-2025.
La Commission de discipline de la LNR a estimé que ces sommes ne pouvaient pas être considérées comme de simples primes exceptionnelles, mais devaient être intégrées dans le calcul du Salary Cap en tant que compléments de rémunération.
Selon L’Équipe, le montant global de ces primes atteindrait environ 350 000 euros.
Deux joueurs auraient notamment reçu chacun une prime d’environ 150 000 euros : Anthony Jelonch et Alexandre Roumat.
Pourquoi ces primes posent problème
Ce n’est pas l’existence de primes de victoire qui est remise en cause, mais leur montant.
Toujours selon L’Équipe, ces 150 000 euros représenteraient une part particulièrement importante de la rémunération annuelle des deux internationaux français.
C’est précisément ce déséquilibre qui aurait conduit la Commission à considérer qu’il s’agissait de véritables compléments de salaire et non de simples récompenses sportives.
Le quotidien sportif ajoute que cette situation amène également à s’interroger sur l’existence éventuelle d’engagements écrits antérieurs, comme cela avait été le cas dans le dossier du contrat d’image d’Anthony Jelonch avec la société 3S-Alyzia.
D’autres saisons pourraient être concernées
L’affaire pourrait ne pas s’arrêter à la seule saison 2024-2025.
D’après L’Équipe, le Stade Toulousain aurait utilisé un système similaire lors des deux saisons précédentes, en réservant ces importantes primes de victoire à un nombre très limité de joueurs.
Le délai de prescription n’étant pas expiré, ces versements pourraient encore être examinés par le Salary Cap Manager de la LNR.
Dans le même temps, le Stade Toulousain a confirmé faire appel de la sanction prononcée contre lui, espérant convaincre la Commission d’appel que ces primes relevaient d’un usage normal et ne constituaient pas un contournement du règlement.
Si la lecture de la Commission d’appel diffère de celle de la LNR, la sanction pourrait être revue. Dans le cas contraire, ces nouvelles révélations pourraient continuer d’alimenter un dossier déjà particulièrement sensible pour le quadruple champion de France.







