
Derrière les projecteurs du Top 14 et de la Pro D2, la réalité est bien différente dans une grande partie du rugby français. À l’US Tyrosse, pensionnaire de Nationale 2, aucun joueur ne vit de son sport. Pour pouvoir évoluer sous les couleurs landaises, chacun doit exercer une activité professionnelle en parallèle.
À l’approche de la nouvelle saison, le club a donc lancé un appel peu commun sur les réseaux sociaux : il recherche des employeurs pour plusieurs de ses joueurs comme l’explique Ici Gascogne.
Trois joueurs sont encore à la recherche d’un emploi
L’US Tyrosse s’est tournée vers son réseau de partenaires afin d’aider plusieurs membres de son effectif senior à décrocher un poste compatible avec la pratique du rugby.
Le club cherche notamment un emploi de commercial ou de cadre commercial pour un joueur de 30 ans diplômé d’un master dans ce domaine, mais aussi deux postes destinés à de jeunes joueurs qui débutent leur parcours professionnel.
L’objectif est simple : leur permettre de travailler tout en conservant leurs soirées pour les entraînements et leurs week-ends pour les compétitions.
Une philosophie assumée
Pour les dirigeants tyrossais, cette démarche dépasse largement le cadre sportif.
Ils considèrent qu’un joueur performant est avant tout un joueur épanoui dans sa vie personnelle et professionnelle. Dans une région où le coût de la vie peut rapidement devenir un frein, trouver un emploi constitue souvent une condition indispensable pour poursuivre une carrière en Nationale 2.
Grâce à son réseau d’entreprises partenaires, le club accompagne donc ses recrues, mais aussi les jeunes issus de son centre de formation qui découvrent le niveau senior.
La réalité du rugby amateur et semi-professionnel
Si cette annonce a retenu l’attention, c’est parce qu’elle rappelle une réalité souvent méconnue.
Loin du professionnalisme du Top 14, de nombreux joueurs des divisions nationales jonglent chaque semaine entre leur métier et les exigences du haut niveau. Les journées de travail s’enchaînent avec les entraînements du soir, tandis que les week-ends sont consacrés aux déplacements et aux matchs.
À Tyrosse, cette double vie n’est pas une exception : elle fait partie du fonctionnement du club. Et si, à quelques semaines de la reprise, trois joueurs recherchent encore un emploi, les dirigeants restent confiants. Les deux saisons précédentes, tous les membres de l’effectif avaient finalement trouvé une solution avant le début du championnat.







