
Présentée comme la future grande révolution du rugby de clubs, la Coupe du monde des clubs pourrait finalement ne pas voir le jour à la date prévue. Selon plusieurs médias britanniques, le lancement de cette nouvelle compétition, initialement programmé en juin 2028, serait désormais sérieusement remis en question.
Les dirigeants de l’EPCR doivent se réunir dans les prochains jours pour évoquer l’avenir du projet, avec un premier scénario qui prend de l’épaisseur : un report d’un an, jusqu’en 2029.
Le calendrier et les coûts freinent le projet
Sur le papier, cette nouvelle compétition avait de quoi séduire.
Elle devait réunir les meilleures équipes européennes, les franchises du Super Rugby et un représentant du championnat japonais afin de désigner, pour la première fois, le meilleur club de la planète.
Mais entre l’ambition et la réalité, plusieurs obstacles sont apparus.
Selon The Times et City AM, le calendrier international est déjà tellement chargé qu’il serait difficile d’intégrer quatre week-ends supplémentaires en juin sans bouleverser les compétitions nationales. Pour respecter les dates prévues, des championnats comme le Top 14 devraient avancer leur calendrier, avec une finale disputée dès le mois de mai.
À cela s’ajoutent les importantes dépenses liées aux déplacements intercontinentaux et à l’organisation d’un tel événement.
L’EPCR veut un modèle viable avant de se lancer
L’idée d’une Coupe du monde des clubs reste pourtant largement soutenue, notamment en France.
Le directeur général de l’EPCR, Jacques Raynaud, expliquait déjà l’an dernier que le succès sportif ne suffirait pas et qu’il fallait avant tout garantir la solidité économique du projet sur plusieurs éditions.
Les organisateurs travaillent ainsi sur un modèle couvrant non seulement 2028, mais aussi les éditions de 2032 et 2036, afin de sécuriser les recettes issues des diffuseurs, des sponsors et de la billetterie avant de donner le coup d’envoi.
Une version réduite reste envisagée
Si un lancement en 2029 devenait lui aussi impossible, une solution alternative serait déjà à l’étude.
Elle consisterait à organiser un tournoi plus compact réunissant uniquement les champions des principales compétitions : le Top 14, la Premiership, l’URC et le Super Rugby.
De quoi préserver l’idée d’un affrontement entre les meilleures équipes du monde, sans les lourdes contraintes logistiques du projet initial.
Pour les supporters qui rêvent déjà d’affiches comme UBB-Hurricanes, Stade Toulousain-Crusaders ou encore Leinster-Chiefs, il faudra donc sans doute patienter encore un peu avant de savoir si cette compétition deviendra réellement une réalité.







