
La défaite contre Pau (19-27) n’est pas le seul motif d’inquiétude du Montpellier Hérault Rugby. L’état catastrophique de la pelouse du Septeo Stadium provoque déjà la colère du club.
Des mottes de terre sont apparues dès les premiers regroupements et les premières mêlées. Malgré les interventions régulières des jardiniers, le terrain a terminé la soirée complètement labouré par endroits.
Un problème récurrent à Montpellier
La qualité de la pelouse alimente depuis plusieurs saisons les tensions entre le MHR, présidé par Mohed Altrad, et la Métropole de Montpellier, chargée de la gestion de l’enceinte.
En février et mars 2025, le club héraultais avait même été contraint de recevoir Toulon puis Castres à Béziers en raison d’un terrain devenu impraticable. Ce nouveau problème fait donc craindre une situation similaire.
Alexandre Bécognée semble résigné face à un problème qui revient régulièrement :
« C’est la même chose tous les ans. Mais chacun son boulot… »
L’état de la pelouse a également compliqué la mise en place du jeu montpelliérain. Auguste Cadot refuse toutefois d’en faire une excuse après la défaite, puisque les deux équipes ont évolué dans les mêmes conditions.
Le centre du MHR reconnaît que le terrain a fortement perturbé les joueurs :
« C’est compliqué de lancer le jeu avec un terrain comme ça, c’est un fait. Même si c’est pareil pour les deux équipes. »
Caudullo redoute une nouvelle délocalisation
Montpellier doit recevoir Perpignan dans deux semaines. Joan Caudullo s’interroge déjà sur la capacité de la pelouse à accueillir cette rencontre et évoque ouvertement une possible délocalisation.
Le manager montpelliérain ne cache ni son agacement ni son inquiétude via L’équipe :
« Il faut voir si la pelouse de Béziers est bien… ou celle de Nîmes. C’est catastrophique. Je ne comprends pas comment on peut avoir une pelouse dans cet état-là. Pour jouer au rugby, c’est compliqué et je m’en excuse auprès de la Section. On reçoit Perpignan dans deux semaines, j’espère qu’on ne finira pas à Béziers… »






