
Revenue de 22 points de retard, l’USAP a échoué à seulement deux longueurs du Stade Français (28-26). Une défaite frustrante pour Laurent Labit, même si les Catalans repartent de Paris avec le bonus défensif.
Le manager perpignanais estime que son équipe a compromis ses chances durant une première période marquée par l’indiscipline. La réaction observée après la pause confirme néanmoins que l’USAP possède cette saison davantage de ressources.
Labit regrette une première période manquée
Alors que Perpignan espérait rester au contact avant de faire entrer son puissant banc, Paris avait déjà creusé un écart conséquent à la pause. Dans ces conditions, le point finalement arraché constitue une satisfaction relative.
Laurent Labit reconnaît dans L’Indépendant que la situation semblait très compromise à la mi-temps :
« On est partis de trop loin. Quand on regarde le résultat final, on est déçus et frustrés. Mais si, à la mi-temps, on nous avait dit qu’on repartirait du Stade Français avec un point de bonus défensif, on aurait dit oui immédiatement. »
Les Catalans ont notamment laissé trop de possibilités aux Parisiens en multipliant les fautes. Malgré une seconde période largement plus convaincante, certaines occasions importantes n’ont pas été correctement exploitées.
Le manager de l’USAP pointe l’indiscipline et plusieurs pénaltouches mal négociées :
« Notre indiscipline a permis à Paris de conserver le ballon dans un domaine qu’il adore. On a essayé de rectifier le tir à la pause et cela a été mieux en seconde période. On peut aussi regretter notre manque de justesse, notamment sur plusieurs pénaltouches mal négociées, qui nous empêche de repartir avec la victoire. »
Une stratégie contrariée dès la première période
Le plan perpignanais consistait à rester au contact avant d’utiliser la densité de ses remplaçants pour faire basculer la rencontre. Les entrées en jeu ont bien permis à l’USAP de dominer la fin de match, mais l’écart était déjà trop important.
Laurent Labit attendait son équipe beaucoup plus proche de Paris au moment de la pause :
« On savait qu’on avait bien travaillé et que l’état d’esprit était là. On voulait se tester face à une très grosse équipe. Notre stratégie était d’apporter davantage de densité et de dureté avec le coaching pour remporter le bras de fer en seconde période, mais on pensait arriver à la pause roue dans roue avec eux. On repart avec un point, c’est mieux que lors de la première journée de la saison dernière, mais ce n’est pas suffisant. Il reste des secteurs à travailler. »







