
Humilié sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles (64-5), le Racing 92 a vécu une première journée cauchemardesque. Patrice Collazo n’a trouvé aucune excuse à la prestation de son équipe.
Les Franciliens ont encaissé six essais dès la première période pour regagner les vestiaires avec 38 points de retard. Une faillite collective qui laisse le manager du Racing 92 particulièrement inquiet.
Collazo : « Il faut comprendre que le championnat a commencé »
Patrice Collazo a eu l’impression de voir une équipe encore engagée dans sa préparation estivale. Le manque d’intensité, les ballons perdus et l’indiscipline ont offert trop de munitions à une formation bordelaise impitoyable.
Le manager francilien déplore, dans Sud-Ouest, l’absence totale de bascule mentale vers la compétition :
« On a joué un match de préparation. Avec le manque d’intensité, l’indiscipline et les ballons perdus, c’est compliqué face à une équipe comme l’UBB. On n’était pas connectés : face à une équipe comme ça, ça ne passe pas. Il faut comprendre que le championnat a commencé. Ça ne peut pas passer comme ça. On n’a pas “switché” en mode compétition mentalement. »
Le Racing 92 devra immédiatement montrer un tout autre visage lors de la réception du LOU. Collazo aurait néanmoins préféré voir ses joueurs prendre les commandes plutôt que d’être déjà contraints de réagir.
Patrice Collazo réclame désormais un profond changement d’attitude :
« Dès la deuxième journée, il va déjà falloir qu’on soit dans la réaction. J’aurais préféré qu’on soit dans l’action. Il y a un résultat factuel : on ne parle pas de trois points d’écart. Il y a 60 points, il n’y a rien à dire. Je sais comment va se passer le retour et comment les joueurs vont arriver lundi. Mais il faut passer un cap. Je le répète, on ne peut pas être que dans la réaction. Ce n’est pas conforme à ce qu’on veut et à ce groupe. »
Max Spring reconnaît la supériorité bordelaise
Comme son entraîneur, Max Spring n’a pas cherché à minimiser l’écart séparant les deux équipes. Menés 38-0 à la pause, les Racingmen ont ensuite tenté de limiter les dégâts sans réellement parvenir à inverser la dynamique.
L’ailier du Racing 92 admet que son équipe évoluait très loin du niveau attendu :
« On est un peu sonnés. On n’était pas au même niveau d’intensité qu’eux. Ils ont fait une bonne partie. Nous, nous étions bien en dessous de nos standards. À la pause, on avait pris assez de points : on a essayé de gagner la seconde période… On va repartir au travail pour être au rendez-vous le week-end prochain. »







