
Clermont pensait avoir totalement relancé son match à Jean-Dauger. Menée 27-3 à la 37e minute, l’ASM était revenue à seulement trois longueurs de Bayonne grâce à trois essais. Mais à la 54e minute, Marcos Kremer a écopé d’un carton rouge après un coup d’épaule sur Rob Du Preez.
Une faute considérée comme le véritable tournant de la rencontre par Christophe Urios, qui n’a pas cherché à protéger son joueur au moment d’évoquer son geste.
Avant cette exclusion, Clermont venait pourtant de réaliser une impressionnante remontée. Les essais de Plummer à la 40e minute, Hemery à la 44e puis Bouraux à la 50e avaient ramené les Auvergnats à 27-24.
Baptiste Jauneau : « Ce qui pèche, c’est la discipline »
La dynamique semblait alors avoir totalement changé de camp. Mais l’indiscipline clermontoise a une nouvelle fois pesé lourd.
Baptiste Jauneau regrettait justement ces erreurs au coup de sifflet final :
« Nous avons su faire le dos rond, revenir. À la 50e, je trouve qu’on prend presque le dessus sur eux, on y croit, mais ce qui pèche, c’est la discipline. »
Le demi de mêlée estime que son équipe s’est ensuite exposée face à une formation bayonnaise particulièrement dangereuse lorsque le jeu se désorganise.
Une situation que Clermont voulait précisément éviter :
« On finit par jouer à treize et contre une équipe comme ça, avec des joueurs comme Sireli Maqala ou Tom Spring, quand il y a des espaces et des turnovers, c’est trop compliqué. On prend ce carton rouge et Bayonne, avec son public, s’est servi de ça, de cette énergie-là. »
« Il y a beaucoup de choses à gommer »
Pour Jauneau, le problème est d’autant plus frustrant que certaines de ces erreurs sont directement maîtrisables par les Clermontois.
À seulement quatre points au tableau d’affichage, la lucidité devait selon lui rester une priorité :
« Au score, il y en a quarante, donc il y a beaucoup de choses à gommer. Le carton, c’est quelque chose qu’on peut contrôler en gardant la lucidité. »
Urios : « Elle est grossière »
Christophe Urios n’a pas davantage cherché d’excuses au moment d’analyser l’exclusion de Marcos Kremer.
L’entraîneur clermontois a d’abord désigné ce carton rouge comme « le tournant du match ».
Puis, interrogé directement sur la faute commise par son troisième ligne argentin, le technicien a laissé échapper un sourire avant une réponse particulièrement concise.
Pour Christophe Urios, difficile de défendre le geste de son joueur :
« Elle est grossière… C’est comme ça. »






