
Le Racing 92 traverse une période particulièrement inquiétante. Avant-dernier du Top 14 avant son déplacement à Clermont, samedi à 14h30, le club francilien accumule les contre-performances et les difficultés techniques.
Pourtant, Patrice Collazo refuse de considérer son équipe comme un groupe en perdition. Au contraire, le manager assure n’avoir jamais vu ses joueurs faire preuve d’une telle détermination.
Avec trois défaites déjà concédées à domicile, le Racing 92 connaît un début de saison très éloigné de ses ambitions. Les lourds revers contre Bordeaux-Bègles (64-5) et Lyon (31-48) ont laissé des traces, tandis que les entames de rencontre continuent de pénaliser les Franciliens. Entre la première et la vingtième minute, ils n’ont inscrit que 18 points pour 61 encaissés.
« On est un peu dans la tempête »
Malgré cette situation comptable préoccupante, Patrice Collazo refuse de remettre en cause l’état d’esprit de son groupe.
Le manager francilien reconnaît dans L’équipe les difficultés actuelles, mais insiste sur la solidarité et la capacité de réaction de ses joueurs :
« Oui, on est un peu dans la tempête. Oui, il y a une urgence comptable. Mais on n’a pas les symptômes d’une équipe malade. J’en ai connu des groupes avec des mecs qui se garent quand ça ne va pas. T’appuies sur le bouton et ça ne répond plus. Ici, rien à voir. Ils ont créé leur truc, cette cohésion, cette solidarité, et ils s’y tiennent. Ils ont créé le plus dur, c’est ce que je leur répète. On sait que cette saison sans domicile fixe sera très particulière et que, justement, la notion de mentalité sera plus prépondérante que jamais.
On ne joue jamais à la maison ? La maison, c’est ce groupe, celui de ces mecs qui ne se plaignent pas, qui viennent de montrer ces dernières semaines qu’ils sont toujours là en ayant des balles de match à la 77e ou à la 80e. Moi, sur le bord, j’ai eu envie de bâcher tellement j’étais dégoûté pour eux. Je suis admiratif de leur capacité à encaisser et à repartir. Notre problème, ce n’est pas de faire plus, c’est de faire mieux. »
Un discours qui contraste avec les résultats du Racing 92. Car malgré les défaites, les Franciliens parviennent régulièrement à rester dans le coup jusqu’aux dernières minutes.
Ils affichent même un bilan positif de 68 points inscrits contre 54 encaissés entre la 60e et la 80e minute. Une efficacité tardive qui ne suffit toutefois pas à compenser leurs débuts de rencontre particulièrement compliqués.
Un problème de justesse technique et de leadership
Pour Patrice Collazo, les difficultés du Racing 92 ne sont donc pas principalement liées à l’investissement des joueurs.
Son équipe continue de gagner de nombreuses collisions, mais peine à transformer cette domination physique en occasions concrètes et en points.
Ces lacunes se répètent d’une rencontre à l’autre et coûtent de précieux points au club francilien.
La recherche d’une charnière stable constitue également un problème majeur. Alors que l’association Léo Carbonneau – Antoine Gibert avait fini par s’imposer en fin de saison dernière, la blessure au genou de Carbonneau a obligé le staff à multiplier les combinaisons.
Maxime Machenaud, Antoine Latrasse, Geronimo Prisciantelli, Ugo Seunes et Max Spring ont notamment été associés à différents partenaires, sans qu’une formule durable ne se dégage.
À ces difficultés sportives s’ajoutent les problèmes rencontrés par Hassane Kolingar, l’accident de scooter de Paul Costes et les performances moins convaincantes de plusieurs joueurs importants, dont Nathan Hughes, Ugo Seunes et Vinaya Habosi.
Le déplacement à Clermont représente ainsi un rendez-vous particulièrement important pour un Racing 92 qui doit impérativement commencer à transformer son engagement et sa solidarité en résultats.







