
Les allers-retours entre Marcoussis et les clubs du Top 14 continuent de faire parler. Contraint de jongler entre les rassemblements du XV de France et ses obligations avec Bordeaux-Bègles, Nicolas Depoortere reconnaît que ces déplacements sont physiquement fatigants.
Mais le trois-quarts centre international refuse d’en faire un sujet de mécontentement.
De retour en Gironde après un passage auprès des Bleus, le Bordelais a vécu une semaine particulièrement chargée avant la réception de Bayonne. Entre les trajets en train, la récupération et la nécessité de retrouver rapidement ses repères avec l’UBB, le joueur a dû s’adapter à un calendrier serré.
« Une semaine assez « speed » »
Interrogé par Midi Olympique sur le déroulement de sa semaine, Nicolas Depoortere a expliqué comment il avait organisé son retour à Bordeaux.
Le centre international a détaillé son emploi du temps et les efforts nécessaires pour se reconnecter rapidement au fonctionnement de son club :
« Une semaine assez « speed » vis-à-vis de Bordeaux. On est rentrés assez tard le mercredi soir, puis on a eu une journée de récupération jeudi — c’était, de toute façon, le planning du club. Mais elle nous a permis, avec Damian, d’aller au club pour nous imprégner du plan de jeu et de voir un peu la stratégie qu’on a mise en place, même si nous sommes d’accord depuis le début de saison sur ce qu’on fait. Ça nous a permis de nous reconnecter avec l’équipe et de pouvoir faire une mise en place dans de bonnes conditions. »
Cette organisation particulière pourrait susciter de la frustration chez certains joueurs, notamment lorsque les déplacements s’enchaînent et réduisent le temps passé avec leur club.
Mais Nicolas Depoortere assure ne pas vivre cette situation comme une injustice.
« Je ne rumine pas »
Questionné sur la possibilité de ressasser ces allers-retours entre Marcoussis et Bordeaux, le joueur de l’UBB a tenu à relativiser les contraintes de sa situation.
S’il reconnaît une certaine fatigue physique, il préfère retenir l’expérience acquise auprès de l’équipe de France :
« Pas spécialement… Je ne rumine pas, parce que faire des allers-retours, même si c’est usant physiquement — parce qu’on rentre tard, parce qu’on est dans le train — c’est le même débat chaque année. Je ne rumine pas parce que tout ce qui est à prendre là-haut, je le prends. Ça reste des bonnes expériences quand même. Et après, je sais que je vais revenir pour jouer avec mon club et me donner à fond. Donc c’est plus de la motivation que je ramène que de la prise de tête avec ça… »
Une manière de rappeler que, malgré les difficultés logistiques, chaque rassemblement avec les Bleus représente une occasion de progresser et d’accumuler de l’expérience.
« Je me préoccupe de mon rugby »
Cette saison, la gestion des allers-retours entre Marcoussis et les clubs est également encadrée par une limitation à deux déplacements de ce type au maximum.
Un sujet sur lequel Nicolas Depoortere ne souhaite toutefois pas s’attarder.
L’international préfère laisser les questions administratives au staff du XV de France et se concentrer sur ses performances :
« Je ne me pose pas trop de questions par rapport à ça. C’est plus le staff de l’équipe de France qui doit gérer des choses comme ça. Moi, je me préoccupe de mon rugby, de mon jeu et de mon état physique. Je ne me prends pas trop la tête avec les questions administratives. »







