
La Section Paloise poursuit son recrutement en vue de la saison prochaine et pourrait encore trouver son bonheur du côté de Colomiers. Après avoir attiré Rodrigo Marta puis obtenu la signature de Jules Danglot, le club béarnais s’intéresse désormais au pilier géorgien Mamuka Mstoiani. Mais cette nouvelle approche provoque l’agacement des dirigeants columérins, bien décidés à défendre leurs intérêts alors que leur joueur est sous contrat jusqu’en 2028.
À 25 ans, Mamuka Mstoiani s’impose comme l’une des révélations de ce début de saison en Pro D2. Arrivé d’Agen l’été dernier, le solide pilier de 1,87 m pour 120 kilos attire déjà plusieurs formations de Top 14, séduites notamment par sa capacité à évoluer des deux côtés de la mêlée.
Pau veut poursuivre son recrutement à Colomiers
La Section Paloise connaît déjà parfaitement le potentiel des joueurs évoluant à Colomiers.
Recruté l’été dernier, Rodrigo Marta réalise des débuts particulièrement impressionnants dans le Béarn, avec huit essais inscrits en huit rencontres.
L’ailier portugais sera rejoint la saison prochaine par Jules Danglot, demi de mêlée actuellement incontournable à Colomiers, qui s’est engagé avec Pau jusqu’en 2029.
Mais les dirigeants béarnais pourraient ne pas s’arrêter là.
Selon Midi Olympique, une information également confirmée par La République des Pyrénées, la Section Paloise a engagé des contacts avec Mamuka Mstoiani.
Le pilier gauche géorgien, qui compte deux sélections internationales, intéresserait également Clermont et Perpignan. Sa polyvalence, puisqu’il peut jouer à gauche comme à droite de la mêlée, représente un atout supplémentaire.
Toutefois, contrairement aux dossiers Rodrigo Marta et Jules Danglot, celui de Mstoiani s’annonce nettement plus compliqué. Le joueur est en effet engagé avec Colomiers jusqu’en 2028.
« Les indemnités ne couvrent pas le préjudice »
Du côté de Colomiers, cette nouvelle sollicitation ne passe pas inaperçue.
Le directeur sportif Yann Kergoulay déplore la multiplication des approches concernant des joueurs encore sous contrat.
Il exprime son agacement face à cette pratique :
« Ces demandes de libération de joueurs en cours de saison sont récurrentes. […] Tout cela est très délicat, tant pour le joueur que pour le club »
Pour le dirigeant, les compensations financières éventuellement versées ne suffisent pas à réparer les conséquences sportives de ces départs anticipés.
Yann Kergoulay insiste sur les difficultés rencontrées par son club :
« Les indemnités ne couvrent pas le préjudice subi par le club. Car on a beaucoup de choses à reconstruire. »
Cette situation met en lumière les difficultés des formations de Pro D2 à conserver leurs meilleurs éléments face à l’attractivité du Top 14.
Le directeur sportif columérin évoque notamment « un fossé entre le Top 14 et la Pro D2 », qui pourrait continuer à se creuser.
Six piliers en fin de contrat à Pau
Si la Section Paloise s’intéresse autant à Mamuka Mstoiani, c’est notamment parce qu’elle devra gérer plusieurs dossiers importants en première ligne à l’issue de la saison.
Pas moins de six piliers arrivent en fin de contrat en juin prochain.
À gauche, Daniel Bibi-Biziwu, annoncé en partance pour le Racing, Lekso Kaulashvili et Rémi Seneca sont concernés. À droite, Siate Tokolahi, Jon Zabala et Guram Papidze arrivent également au terme de leur engagement.
Même si plusieurs prolongations restent envisageables, le club béarnais doit anticiper une possible réorganisation de son effectif.
Dans ce contexte, le profil de Mamuka Mstoiani présente un intérêt évident. Mais pour obtenir sa signature avant 2028, Pau devrait parvenir à un accord avec Colomiers concernant une libération anticipée et les éventuelles indemnités associées.
La concurrence de Clermont et de Perpignan pourrait également compliquer les discussions.







