À huit journées de la fin, la situation de l’Aviron Bayonnais est alarmante : le club basque n’a plus le droit à l’erreur. Pour enrayer la spirale négative et provoquer un électrochoc, une « union sacrée » a été décrétée avec dix jours de vacances suivis d’un « stage commando à Seignosse », révèle Sud-Ouest.
L’objectif est clair : se retrouver collectivement et affronter la réalité sans détour.
Pour des cadres comme Erbinartegaray, 25 ans, cette crise est une première, mais le joueur affiche une étonnante confiance face à l’adversité : « Personnellement, je pense qu’on a toutes les clés en main pour pouvoir réagir. C’est à nous de dire les choses, de nous remettre en question. »
Un message partagé par Guillaume Martocq, qui exhorte ses coéquipiers à une concentration totale sur leurs objectifs sportifs : « Il faut qu’on avance tous ensemble. Maintenant, il faut que nous, les joueurs, on se concentre sur notre job, sur le rugby et sur nos matchs. »
Depuis le départ de Grégory Patat, la donne a changé : à Bayonne, les excuses ne sont plus acceptables. Le prochain déplacement à Montauban, le 21 mars, s’annonce décisif. Avec un Top 6 désormais hors de portée à 12 points, et un Top 8 qui réclame un effort colossal (9 points de retard), chaque point produit un effet crucial.
Le danger vient aussi de l’arrière. L’USAP, habituée des luttes pour le maintien, se rapproche dangereusement à 18 points. Le calendrier pourrait se conclure par un duel à haute tension à Jean-Dauger, où les Bayonnais joueront leur survie.
Le scénario catastrophe n’est plus une simple inquiétude, mais une menace bien réelle qui pèse lourdement sur l’Aviron Bayonnais.







