Sous contrat avec la Fédération Française de Rugby (FFR) jusqu’en 2028, Fabien Galthié prépare sereinement la Coupe du monde 2027 en Australie, assurant une stabilité bienvenue pour le XV de France. Mais qu’en sera-t-il de son avenir après la compétition ?
Interrogé par L’Équipe, l’ancien sélectionneur des Bleus, Philippe Saint-André, estime que la FFR devra attendre la fin de la Coupe du monde pour trancher : « Même si c’est monnaie courante maintenant, ce n’est pas idéal quand un entraîneur finit une Coupe du monde mais que son remplaçant est déjà connu. En 2011, jamais je ne devais remplacer Marc Lièvremont. Guy Novès était favori puis ça s’est fait pour moi en août juste avant le début de la compétition. Pour le leadership, c’est moyen. »
« Quatre ans plus tard, je savais que j’allais arrêter. Fabien Galthié, lui, est sous contrat jusqu’en 2028. Il sera tranquille pour l’Australie sans fausse rumeur. Tout sera clair et tant mieux. Il y a déjà suffisamment de pression pendant la préparation et la compétition », poursuit-il, soulignant l’importance de préserver la sérénité du staff avant le rendez-vous mondial.
Mais si la Coupe du monde tourne à la catastrophe pour la France ? Saint-André voit là une question de moyens : « Dans ce cas-là, tout dépendra des finances de la Fédération. Elle peut très bien recruter un nouveau sélectionneur à partir de janvier pour qu’il commence dès le Six Nations 2028. Bien sûr, ça représenterait quatre ou cinq mois de plus à payer. En cas d’accident, je ne vois pas Fabien repartir sur le Tournoi suivant. En revanche, si ça se passe bien, il continue pourquoi pas pour un troisième mandat. Et s’il est champion du monde, il peut aussi très bien arrêter de lui-même. Il serait de toute façon tranquille en termes de notoriété pour faire des interventions bien payées. (Rires.) »
Quant à une éventuelle prolongation, elle dépendra des résultats obtenus en Australie : « Si Fabien Galthié obtient un bon résultat en Australie, en étant finaliste ou demi-finaliste, il peut faire le Tournoi suivant et là on réfléchit sur une prolongation de trois ans supplémentaires. Si ça ne se passe pas très bien, il faudra de vraies négociations fin 2027 avec une étude des personnes disponibles. »
Saint-André insiste sur la nécessité de cohérence dans la transition : « C’est plus cohérent que le nouveau sélectionneur lance son mandat par le Six Nations 2028. Sinon il n’aura que trois Tournois avant le Mondial 2031. Or le vécu commun est capital. Un choix devrait être pris dès décembre en cas de nouveau sélectionneur. »
En somme, la FFR mise sur la stabilité jusqu’en Australie, mais restera pragmatique selon les résultats pour préparer l’avenir du XV de France.







