Depuis son retour en Gironde l’été dernier, après trois saisons au Racing 92, Cameron Woki semble avoir retrouvé son meilleur niveau dans un environnement familier, celui qui l’a vu éclore. Aujourd’hui, le troisième ligne est le joueur le plus utilisé à Bordeaux, totalisant 1 791 minutes de jeu cette saison. Ce succès repose avant tout sur un équilibre psychologique et physique retrouvé.
Pour Laurent Marti, président de l’UBB, ce retour est une évidence. Il rappelle que le départ de Woki en 2022 ne correspondait à la demande de personne. S’exprimant via L’Équipe, il affirme : « La véritable histoire, c’est que Cameron n’a jamais demandé à partir de l’UBB ». Il ajoute également : « Et moi, je n’ai jamais demandé qu’il parte ».
Selon Marti, Woki possède « l’un des plus gros potentiels du rugby français à son poste », mais il souligne aussi une fragilité émotionnelle : « Il faut qu’il soit bien dans sa tête. S’il ne l’est pas, c’est plus dur. C’est un garçon qu’il faut pousser et motiver ».
Sur le plan athlétique, la performance de Woki est étroitement suivie par Thibault Giroud, directeur de la performance. Ce dernier explique que le jeu du joueur est « régulé par sa dimension physique ». Il précise : « Pour être bon dans ce qu’il sait faire, “Cam” a besoin d’être bien physiquement. Dès qu’il n’est pas physiquement dans une notion de répétition d’efforts, d’intensité, de répétition d’accélération, il est dans le dur ».
Le staff travaille notamment à réduire son temps de marche durant les matchs pour l’amener vers des « sphères vraiment de très, très haut niveau ». Ce suivi rigoureux pourrait bien permettre à Cameron Woki d’exploiter pleinement son potentiel et de s’imposer durablement comme un pilier de l’UBB.







