Maxime Lucu, demi de mêlée et capitaine de l’Union Bordeaux-Bègles, s’est livré dans un entretien à L’Équipe avant la demi-finale de Champions Cup face à Bath. Le joueur a évoqué une année 2024 particulièrement éprouvante, marquée par des blessures, des critiques sur les réseaux sociaux et des moments difficiles sur le terrain.
« 2024 avait été une année compliquée parce que le Six Nations et les réseaux sociaux m’avaient fait beaucoup de mal. Puis j’avais su rebondir. J’avais bossé pour revenir plus grand. J’étais davantage moi-même humainement », confie Lucu. Malgré ces épreuves, il souligne avoir réussi à retrouver son équilibre personnel et sportif.
Cette saison, la malchance a persisté avec plusieurs blessures, notamment au doigt et au genou, qui l’ont tenu éloigné des pelouses. « L’équipe était plus attendue et on n’arrivait pas à faire ce que l’on voulait. J’ai rongé mon frein et j’ai essayé d’aider l’équipe. Je voulais montrer que j’étais encore là », poursuit-il. Aujourd’hui, il assure se sentir plus fort et plus serein : « Maintenant, je me sens aussi bien que l’année dernière. J’ai fait table rase des questions que je me posais. Je ne me prends plus la tête. Je suis juste moi-même en tant que joueur et capitaine. »
Lucu révèle également avoir touché le fond en 2024, accumulant des douleurs tant personnelles que sportives sans jamais se plaindre, fidèle à son caractère. « J’ai enfoui beaucoup de choses en moi depuis deux ans. Quand il y a des douleurs personnelles ou que j’ai touché le fond d’un point de vue rugby comme en 2024, je ne me suis jamais plaint. J’ai été éduqué comme ça. C’est mon caractère et je le transmets sur le rectangle vert. Tu peux alors lâcher les forces naturelles que tu as dans le ventre. »
Sans filtre, il insiste sur son tempérament expressif sur le terrain, parfois critiqué mais assumé : « Je suis quelqu’un de très expressif. J’exprime beaucoup de choses sur le terrain. Parfois, on me le reproche un peu, mais je m’en fous. J’ai arrêté de lire tout ça et ça m’a fait du bien. Je suis plus petit que les autres et je suis obligé de me transformer. J’ai besoin d’être dans mon match et d’aller me frotter à un gros dès le début ou de porter un ballon. »
À quelques jours d’un rendez-vous crucial, Lucu apparaît déterminé à mener son équipe vers la victoire, porté par une nouvelle maturité et un état d’esprit affûté.






